DE LA CHAMPAGNE ET DE LA BRIB
fis me sais trouTé à propos ici, écrit de Ghàlons-sor-Hame le eomte de Brégy à Mazarin , le 23 avril , pour modérer les sentiments ikissïta d'une dépatation à la cour, concertée ici dans une assemblée qdi'yest faite par les soins et à la sollicitude de Tévêque de Ch&lons, oAtoates les villes, excepté Troyes et Epernay, ont envoyé. Le prétexte est fort spécieux, et Ton peut dire qu'il y a de la justice, puisqu'il est jmsur la ruine et misère du pays et sur l'appréhension que l'on y a qoe la moisson ne soit empêchée par le passage des troupes ou les foartiers qu'on y peut prendre. » Brégy ajoute qu'il a obtenu de Tôvêqae, son proche parent, qu'ils « demanderont seulement quelque •ODiagement à leur misère, et de pouvoir recueillir les biens qui sont sorla terre, et qu*il plaise an roi d'envoyer ici une personne de conlidération, en l'absence de M. le maréchal de L'Hôpital, pour remédier aux désordres des gens de guerre, en cas que, par quelque besoin inévitable, l'on ne puisse détourner les passages ; » il termine en disant ^ela garnison de Glermont fait contribuer ou pille une partie de la Champagne K
La modération de Châlons devait être mal récompensée, la Gazette nous apprend que, le 5 juin, Tordre fut envoyé aux trésoriers de Châlons de fournir, durant trois Jaois, 2,000 rations de pain chaque jour, pour Farinée du maréchal de la Fertô, campée du côté d'Eper- Uay. M. Bourquelot raconte les mêmes faits à propos de Provins et de Monlereau: pour se défendre, Montereau, malgré ses 3,000 hommes de pied et ses 500 lances, ne Irouve d'autre ressource que de rompre le pont, d'enfoncer les bateaux et les bacs, d'encombrer les passages et les endroits guéables avec des poutres et des charrettes. Provins est obligé de fournir 2,000 pains à la Ferté, dont les troupes pillent et brûlent, sans scrupule, châteaux et villages hors d'état de résister; après la Ferté, il fallut satisfaire le Lorrain, qu'on n'éloigna qu'au prix de 3,000 livres. Le pillage eut lieu à Rampillon, qui ne put se racheter et eut à soulîrir des cruautés qu'on rencontre