EFFORTS DÉSESPÉRÉS
renaître avec Tayocat Chevalier et Jacques Filhol, bte rier de France à Montauban.
La cour ne se contentait pas de ces menées mKxst' raines, de ces intrigues si fort dans le goût de Hazarii, elle agissait ouvertement et par au moyen qui loi mk réussi déjà contre Paris : le 3 mars 16^, un ordre dam convoqua le Parlement de Bordeaux à Agen, où il y eiâ bientôt une majorité formée du grand nombre des coaseillers exilés par TOrmée et de ceux qui, falignés de tous ces désordres et craignant pour eux-mêmes, vimwt les rejoindre, malgré les défenses et la garde diligente de Marsin autour de la ville; c'était ôter à la rébelli(a si dernière apparence de résistance légitime. L'Ormée anl abois descendit à son tour cette pente gl issantè de la tn^ bison et de ralliance avec l'étranger : un acte du 4 avril, signé du prince de Conti, de Lenet, de Marsin, du maire, des jurats et de 12 autres Ormistes, autorisait trois bourgeois de Bordeaux à aller rejoindre le marquis de Cugnac à Londres, c et à faire tous traités, associations et alliances avec MM. du Parlement de la république d'Angleterre, pour obtenir d'eux des secours nécessaires d'hommes, de vaisseaux et d'argent, à telles conditions qu'ils jugeront à j^ropos, promettant de tout ratifier et approuver ; » ils devaient offrir un port dans la rivière de Bordeaux et assurer que les protestants, n'attendant que € des gens de môme esprit et de même religion, » étaient prêts à se joindre à la Fronde, dès qu'une armée anglaise apparaîtrait dans la Gironde,
Pendant que Cromwell, peu confiant en ces promesses hasardées, envoyait un agent diplomatique. Sloop, moitié
requis par lui. » Celle du 24 novembre s'applique spécialement A h Guienne^ Bordeaux, Blaye et autres lieux.,.
DES TRlNCea RT DE L'ORHtEt US
soldat, moitié ministre, s'assurer des dispositions de ses coreligionnaires français et au besoin les exciter, la Fronde bordelaise avançait à grands pas vers son dé- Doûment par suite do la soumission de Du Doignon. C'était du reste un singulier allié : lorsqu'il avait vu que les affaires de Condé commençaient à mal tonmerj quittant M. le prince chez lequel il dinait à Tonnay-Cliarente, au moment où l'on allait se mollre à table, ■ sous prëletle de satisfaire un besoin, > il monle à cheval, passe la riïière sur le pont de bateaux, et s'enfuit à toute bride vers Brouage, son gouvernement. Celait la seule plare impoiv laate de la Saintonge et de l'Âunis; aussi n'épargna-t-il rien pour étendre et perfectionner les constructions de l'ingénieur d'Argencourt; i4 vaisseaux et 7 galères stationnaient constamment dans le port.
■ Ses gardes étaient au nombre de 109, montéB comme dos Saint-
i ; lu g&raison était forte de &D0 hommes daterai ints, ramas de
TagiboDds qui répandaient la terreur dans le paya euvi-
tonnaat par teura déprédalioas et leurs violences, rançoanajil fermiers
[ «tmarcliands. s
Retranché dans ce fort inexpugnable, Du Doignon résolut de se rendre indépendant ou de se faire acheter chèrement; il essaya de s'allier aux Anglais, puis à Philippe IV d'Espagne, sans pouvoir y réussir, maigre lea bonnes dispositions des deux puissances, qui désiraient TÎTement posséder un pareil gage entre leurs mains.
Ces échecs, en réduisant Du Doignon 5 ses seules forcesi Ike lui enlevèrent rien de son orgueil et de son assurance; Usûreté de sa posilioa lui permettait d'arrêter une armée devant Brouage assez longtemps pour que la cour, aa milieu de ses embarras, songeât à négocier; c'est ce que fit Uazarin lorstju'il reconnut Tuapossibiliié de réduire