‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 255 sur 316 · LA FIDÉLITÉ AU BOI ET AU PAYS · texte numérisé non relu

LA FIDÉLITÉ AU BOI ET AU PAYS

habitudes de la noblesse : ce fut seulement en mai IBSi, moitié par ruse et par surprise, moitié par nëgociatioDs et au prix de sacrifices pécuniaires qu'on put se rendre maître du gouvernement de Brissac, qu'avait usurpé le comte d'Harcourt sans aucune autorisation et qu'il menaçait de livrer aux ennemis du royaume, si on voulait em« ployer la force contre lui. Son exemple trouva d'autres imitateurs : le maréchal d'Hocquincourt, entraîné par madame de Châtillon, voulait livrer à Condé ses deux villes de Péronne et de Ham. U fallut une armée conduite par Turenne, 200^000 écus et llnstallation de son fils comme gouverneur dans Péronne, pour que ce maréchal rendît au roi ces deux places; en 1658, il renouvela U môme manège, mais moins heureusement, à propos de Hesdin. En septembre 1656, un conseiller au Parlement^ Vallée, sieur de Chenailles, entreprit de livrer Saial- Quentin au prince de Condé; l'officier auquel il s'était confié pour ce projet le trahit, et l'entreprise avorta. Le coupable, étant magistrat, fut condamné par le Parlement au bannissement perpétuel, au lieu de la peine de mort que requérait le procureur général, tandis qu'à Pau, pour un attentat de même nature, quelques mois auparavant, et à Toulouse, quelques mois plus tard, deux gen» tilshommes, dont l'un était le marquis de Lusignan, furent exécutés. Le Comité d'Histoire de France près le ministère de Tinstraction publique a reçu communication d'une longue relation à propos d'un complot formé par les officiers du régiment de Rambures pour livrer Ardres aux Espagnols. On peut également voir dans VÉtude de M. P. Clément sur les papiers de Colbert plusieurs tentatives de révolte, entre autres une de Normandie, sous prétexte que les États généraux n'avaient pas été convo-

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