MAITRISES DONNÉES AUX OUVRIERS
dises Cl de cinquante livres d'amende; l'ordonnance de Louis XIV maintient les artisans do ce faubourg dans la jouissance des franchises dont ils ont ci-devant jouL
« Considi^rant que la plus grande partie des ouvriers et artisiBi Boit des diverses provinces et frontil-rcs de notre royaume, ruinés p« le malheur dos guerres, lesquels ont perdu tous leurs bims et ptr cette nécessité ont été contraints avec leurs familles d' abandonner lear pays, et au lieu de mendier leur vie, comme ils feraient, ont prisietiiiito au faubourg Saint-Antoine comme exempt de tout temps des maîtrises, pour y travailler de leur métier^ et qu'au Heu de leur donner moyt'n de continuer leur travail, on voudrait^de Tédit d^octobre \6h% les priver de cette faculté et les réduire à cette preini{>re nécessité de mis(''rc, et angnicntcr le nombre des pauvres, desquels les hdpitsox de Paris sont grandement surchargés. Joint la cherté des vivres^ la ruine du faubourg par les gens de guerre et débordement des grandes em en lii/|9 et 1651^ qui ont démoli la plupart des maisons^ qui ne sont pas encore rétablies; considérant toutes ces choses, révoquons l'ordoonancc de IG i2. »
Dfiux onlonnances d'avril 1636 et de mai 1637 accordi^iil la inaîlriso, sans chef-d'œuvre ni payemeni d'aucun droit, à tout ouvrier apprenti de Paris qui épousera une orpheline élevét^ dans l'Hôpital de la Misénco7\le,a[înie soulager celle maison, à la(iuclle on doit un nrréruge de renies de plus de 1)0,000 livres sans pouvoir les lui payci'. Celle maison « est tombée dans une grande nécessité, et sera bientôt entièrement ruinée si on ne vient à son secours. » Un nouvel arrêt du 3 avril 1G39 confirme les méiiies privilèges, par suite de la continuation du mémo élat de pénurie du trésor royal*.
L'abondance des blés en 1G30 apporta un instant der^
1. Arch. de la préfecture de polico, Ordommnces de police j t. XIU,
pfi.ssù/i. — Indiquons encore deux pièces très-importantes sur la situation (lu coniincrce; l'une publiée par Forbonnais, t. 1, p. 274 et suivantes ; Très-humbles remontrances des srx corps de marchands de la ville de Paris y ICo'i ; l'an Ire e<t insé^'^éG <lnns le Recueil de pièces fiuji' tives, iii-4°, l'ouVîvvùviW. W\\i\.\ta^î '^^'^»^M.4ft\o\re sur U commerce.