DÉGUISÉE SOCS DIVERS TITRES. S
d'écoree de noix, et Ton a reneoBtré no nombre extraordinaire de Hamilles qui sont des semaines entières sans voir ni manger de pain, Tiyant d*berbes et de racines., lef faiu'it boni iir a^ee rie Teau toute pure 011 aTec quelques morceaux de l'êtes mortes quand ils en trouvent dans la campagne, les déterrant même lorsqu'ils savent oii on les a mises... Ea 15 paroisses on a trouvé jusq<j'à 1,500 maladt:s couchés sur la paille, dénués de tout secours. • — Des veuves et orpbt-lins, des inyalides, en grand nombre... « Dsns les champs, contre les buissons, dans les bois et dans les rues, on ne voit que pauvres tout du?:, lauguissants, qui se traînent comme des bêtes fauves qui vont chercher des racines à maQger et qui n*ontqua*:i plus qu'un soupir pour mourir... On trouve même des morts, entre autres un enfant de douze à treize ans que son père avait envoyé cueillir des berbes pour faire bouillir, et que l'on trouva mort de fiim dans le champ, ayant d^jà les yeux arrachés et mangés par ks oiseaux et les bétes. » Les persouues qualifiées elles-mêmes demandent Taumône eo cachette; plusieurs curés ont été contraints d'abandonoer, ne trouvant pas de pain et n'ayant pas de quoi subsister. •
Pararent enfin VAdtis important et le Nouvel Adcis important sur les misères du temps, et la Suite du Nouvel Advis important de Vélat déplorable des pauvres du Blaisois et de quelques autres /Trortnce^, donnés par M. P. Clément dans son Histoire de Colbert. Nous n'en citerons rien, parce que ces pièces, maintenant très-connues, se trouvent aussi dans l'excellente Histoire de l'Assistance de M. Monnier; d'ailleurs, elles n'ajoutent que peu de détails à ceux des pièces précédentes.
Ces pièces ne sont pas datées ; nous croyons qu'on doit les rapportera 1660^ comme suite naturelle de celles que M. Clément ne connaissait pas et que nous avons données précédemment : ces pièces ne parlent absolument que des provinces du Centre, et on sait que ces régions furent de 1658 à i660 fort éprouvées par la famine, et que le mal alla jusqu'à pousser la Sologne à la révolte. Nous n'admettons pas, comme l'a cru M. l'abbé Maynard, qu'elles soient de 1052, en pleine Fronde^ car les gens de guerre ne sont pas même mentionnés. Or 1652 était