‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 276 sur 316 · NOUVELLE PUBLICITÉ CHARITABLE · texte numérisé non relu

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fomiae qui est dans quelques proTÎnces... En Berri^ la panrret&ai inconcevable, et elle augmente à mesure que les aumônes dimÎQaent; elles ont été trop courtes jusqu'à présent pour des besoins si gra&diet si pressants. On a IrouTé dans deux paroisses quatre personnes morte de faim et presque tous sont dans le même danger..; les plus acconmodes mendient. On leur a distribué quelques semences, mais plusieun, pressés par la faim, les ont mangées; la plupart des terres sont en friche, il faut qu'il meurent si on ne les nourrit au moins jusqu'à Ii moisson de la semence qu'on leur a donnée. Rien n*est plus pitoyable que de voir ces pauvres : ils ont des visages secs^iiyides et pâles commi des morts. La noblesse s'en Ta être aussi réduite à l'aumône et d^ plusieurs la demandent, et les maisons religieoses se ressentent fort anssi de cette disette générale... Les gens de bien qui visiteut les paa- Tres chez eux assurent que la misère est extrême, i!s sont prèU à donner leur sang et leur vie pour cette vérité. Plusieurs endroits di Poitou sont dans la même indig^soce^ les habitants vivent d'herbages comme les bètes, et si quelques-uns ont un peu de pam^ il n*est qaede son ou de noix... 11 s'est trouvé un gentilhomme de fort bonne maison ,qui a été contraint à demander part à ces distributions charitables pour lui^ sa femme et ses six enfauts ; il y avait trois jours qu*ils n'avaieotTU de pain, et était dans le désespoir de Textrémité où il avait appris que la nécessité avait réduit une de ses filles^ et cherchait à se mettre ea service pour s'empêcher de mourir de faim. Quant à la Beauce, qui était autrefois un des greniers de Paris^ elle est maintenant en divers endroits sans pain, et sans espérance de rien recueillir en plusieurs lieuL.. On a depuis peu visité 56 villages du Gâlinais où ron a trouvé plus de 800 familles qui font 2,500 personnes dans une extrême pauvreté; le tiers de leurs maisons sout comme des crèches de Bethléem... Celai qui leur apporte des secours dit qu'il n'est pas croyable combien ils estiment un petit morceau de pain d'orge... Or sus, chrétiens, si tous avez la foi, faites-en les œuvres, n'attendez pas qu'il meure des pauvres, de crainte que vous n'en soyez coupables:, comme dit saint Àmbroise : u Tune i'as pas assisté, tu Vas tué.,.n

Vient une qualrième pièce charilable: c Avis aux fidèles sur les nécessités et misères extrêmes de plusieurs provinces. » Les titres changent, mais les récils ont toujours quelques points de ressemblance.

« Les dernières Relations du Berri font frémir (lo mot de Relation» .qu'ils évitaient de reproduire comme un argument usé, revient mvolontairement); dans les paroisses que l'on a visitées qui sont les plus grandes et les meilleures, l'on n'a pas trouvé dans 10 maisons du pain, ©t il y a des paroisses de 200 feux où l'on n'a trouvé que deux maisons a\x'i eussent du p&m, «V. «T\!(^ot^ ^\.^\\r^^ ^>\ ^^\\i ^^ '^Inm «t

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