AVANTAGES
Malgré toutes ces belles promesses ^Taffaire ne réussit pas *.
On ne peut du reste en regretter TinsuccCs, puisquecetle combinaison n'avait rien de moral: c'était au fond une véritable loterie, fondée sur la vie et sur la mort des coassociés.
Un autre projet d'un des rares hommes de bien que nous avons rencontrés dans cette période sinistre, Fdbert, n^eut pas de résultat plus heureux: l'échec de son Essai
de cadastre mérite cependant l'attention de l'historien.
Malgré les imperfections du régime du cadastre tel qu'il est en usage chez nous, imperfections nettement indiquées par Adam Smith et J.-B. Say au milieu du xviii*- siècle, et depuis par cent autres, dont le plus récent est H. G. Le Couppey ^, ce système constituait un immense progrès sur l'état de choses alors en vigueur. Cooime l'a bien montré M. Moreau de Beaumont, dans son Mémoire sur les Impositions^ le cadastre 1® délivrait les peuples des inégalités, surcharges inévitables dans la répartition de la taille personnelle , et réglait la
1. Elle ne fut reprise avec nn peu de vogue qu'en 1689, par le comte de Poutcbartrtin, lorsque Louis XlVépui>é pir les guerres qui suivirent la ViiiMQ d'Augsbourg^ et à bout d'expéJients^ ouvrit une tontine de 1 million <00 livres de rentes viagères au denier 10 (10 p. 100); elle eut assez de ru'côs pour engager le gouvernement, quelques années après ce premier éilii, à fonder une seconde tontine sur le même plan. Ces deux asfoci'itions contribuèrent à diminuer la détresse du trésor. Ces tofitino:* no finirent qu'en 1726, par le décès d'une veuve à l'âge de 96 ans; f^\U jouissait au moment de sa mort d'un revenu de 73,500 livres de rente. Un arrêt du Conseil, 1773, reconnaissant que ce mode d'emprunt était onéreux pour TEtat, supprima toutes les tonlines du gouvernement. liCs renies qui leur étaient afifectéirs furent converties en rentes viag<'res, au taux déterminé par un tarif spécial.
8. De V impôt foncier et des garanties de la propriété terriio- 'e, in-8, 1807.