‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 296 sur 316 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Part des protestants dans la charité à l'époque de la Fronde.

Un document que nous avons trouvé aui Archives de ^A^ sistance pu^/i//ue, à Paris {Registre des délibérations de VEùtd- Dieu, année lOoo, 23 avril), prouve combien il était difficile aux protesljjints de secourir leurs frères. Après un si'jour d'environ une quinzaine, un malade de la religion prélendue réformée, comme on les appelait alors, avait été conveitià rHôtel-Dieu. Deux des administrateurs, instruits de cet événement, allèrent en informer M. le premier président de I>ellièvre, directeur de Tadministralion des hôpitaux; en même temps s'y rendaient aussi MM. de Galimier et Çapillon, avocats de la R. P. R. M. le premier président décida qu'on donnerait A coux de la R. P. R. la liberté de voir ce jeune malade, pour apprendre delui et par sa bouche quelle religion il voulait niaiiilenant professer; que cela pourtant se devait faire sans bruit et sans désordre ; que celle demande devait être faite en présence de la mère prieure el de Tecdésiasliquequi l'avait converti; que ceux de la R. P. II. ne devaient et ne pouvaient enle\er le malade ; que s'il avait changé de religion il u'élait plus à eux, et que quand il serait encore de leur religion, l'Hôtel-Dieu était /'/td/îz^a/commww, que ceux de la R. P. R. no devaient point avoir d'hôpital, et de f.iilquelui, premier présilenl, ayant été aveiti que ceux de la R. P. R. avaient depuis peu établi une espèce d'hôpital proche la rue Montmarlre, il avait donné ordre de le fermer parle commaudement de la reine, et que cela avait été exécuté *: qu'il fallait cependant leur donner la liberté de voir leurs malades dans l'Hôtel-Dieu, soit pour leur consolation ou pourles entretenir de leur créance, suivant la liberté des édils, mais non pas soutlrir qu'il y soil fait des prières publiques. » La scène se passa coiimie l'avait décidé le premier président :

1. Les avocats prétendirent que ce n'éta't même pas un hôpital: « un tissulier-rubaiiier s'élait de tout temps apfJiqué à composer des drogues et des médicaments, à servir des malades, à recevoir ceux qui n'avaient | oint de coyditiou et à admettre chez lui des personnes de sa connaissance, ce qui ne (lourrait être défendu à personne.» Néanmoins la îertueVvitft îwV. ii\ivû.V^vi>\^ .

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'ecclésiastique, la mèro prieure, uq chanoine de Paris, et

isdeui adminialraleursdoI'HôIel-Dieu d'uncûlé; lesfœura,

atimier, Papillon et un gentilhomme proleslanl del'aulre.

.'ecclësia^lique déclara qu'il avait toujours oITcrt aux pro-

eslanls la liberté tout entière de parler à leurs coi'cligion-

laircs malades, pourvu que ce fût eu la présence d'un ee-

ïlËsiasIique, parce qu'autrement ceux de la R, P. Ben

détournaient plus en un quart d'heure en mettant le trouble

âaps la consciente d'uu malade qui ne serait pas encore as-

lez ferme dans notre créance ni assez instruit dans noire foi,

'un n'en pouvait édifier en Irois jours. Il ajouta mâme

[u'il y avait du péril pour les autres malades de laisser libre

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