‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 299 sur 316 · CHAPITRE XÏI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XÏI

Lettre de Fabert et réponse de !Aazarin. — L'Iiôtel-Dien de ParÎL

Fabert ^tait à cette époque peut-être le seul capable de dire ce mot recueilli par un de ses historiens : « Le moindre vol est un cri me capital chez un homme de guerre qui est chargé de la sécurité publique. « Quoi qu'il en soit de rinitiative de cette supplique, la réponse de Mazarin que nous avons tronvée dans le^ manuscrits de la Bibliothèque impériale, sorte de circulaire qu'on envoya aux signataires de la lettre, gouTe^ neursdc Sedan, de Méziôres, du Mont-Olympe et de Rocroy, en dira plus que nos réflexions.

MoBsiear,

La principale raison par laquelle on a cm éeycir laisser le corps de M. Ro8e oii il est, ayant été afin de lui donner lieu d'entrer dans le Luiembourg, pour empêcher les ennemis d*y établir leors troupes a quartier, et de les remettre et fortifier pnr ce moyen, j'ai été biensorpris d'apprendre qu'au lieu de recevoir pour cela de l'assistance des gouverneurs de la frontière, ils aient traité ses gens comme ils poQ^ raient faire des Espagnols. On ne prétend pa« autoriser les désordres qu'ils pourruient commettre à leur passage, et je ne répocds pas même qu'ils n'en fassent pas, quelque soin qu'où y apporte, puisque ce ae sofil pns fies anges; mais comme par le traité qu'on a fait avec lesieor Rose, il s'est engagé de les faire vivre avec toute sorte de modéralioD et de discipline, je puis bien assurer qu'ils ne feront aucun mal, dont les auteurs ne soient aussitôt punis avec la dernière sévérité^ et que les particuliers seront dédommagés ponctuellement de ce qu'ils en pourraient souffrir. Que si M. Rose en use de lu sorte, comme je n'en doute point, il semble qu'il devrait bien plutôt trouver toute sorte de faveur et de cOrresponilance parmi les bons serviteurs du roi qui sont dans son Toisinage, que d'en recevoir des actes d'hostilité comme il se plaint qu'on en a exercé contre lui, en faisant enfoncer de? bacs pour lai empêcher le passage, et défendant dans toutes les villes et châteaux de loi fournir ni vivres ni aucune des choses qu'il envoyait quérir pour de l'argent, ce qui continuant rendrait inutile le traité qu'où a fait uvcc lai, et justifierait les courses que ses troupes seraient contraintes de faire dans le pays pour chercher leur subsistance. Auparavant que la chose fasbe plus de bruit, j'ai voulu vous en écrire en mon particulier, m'assarant que vous déférerez à ce quii je vous représente là>dessus, et que TOUS y donnerez ordre, et la Reine a trouvé bon que M. de Besançon s'en retournât en diligence pour aller travailler à faire cesser cette ni^ aintelligence et bien établir entre le sieur Rose et les gouverneurs

ih qui c=l ::é<:essiiiie pour le liien qu7 le sieur de Besançon, h qui je tdu

Voira très-ofrectionné 6(

Paris, Jl janvier 1(

Les renseignements fournis par le reijislrc des âétil/ératim deVSôlel-Ditu ' sont da la plus haute imporiance pour époque, mais demandent trop d'espace pour une analfse c peu compîùte; nous donnerons seulement ici quelques fl' traita que nous croyons aignificalifs.— 26 féTrier d" ' " nécessités présentes et le peu de Hé qu'il y a à l'Hûlel-E D'yen ayant point •oonr quatre }ovrn,fm.r nonrrir âix-sept a tnalaâ':!, l'impossibilité qu'il y a d'en receïoii', après a cherché toutes sortes de moyens, la compagnie en celle ext|| mité n'a point trouvé d'autre moyen que de pn^senler d^ registres, l'un auPademciit, l'autre à l'hûle! de ville, par If quels leur seru remontré celte nécessité et à ce qu'ils aiaf' teomer quelque moyen pour leur faire trouTerdablé; m^ qge MM. les gouverneurs seront contraints de hiremeltrt^ pKmnttn des bateaitx pour chercha- uit loin la nounititrt fÀm pe de lestotrpérirdefiàmàlmrs yeux; déclare encore, ( ura envoyé pour {a fuatriéate fois en cour à M. lepcésideittÉ IBdlleuI poui eiinytT d'obtenir un passe-port pour 30 muM de blé par Corbeii pour la noufritnre des pauvres de l'HM Itteo. * — iS Juin. Ordre aut médecins de faire tous li joim évacuer tes convalescents pour soulager l'HAiel-Dieit. — En IfiaO, ce ne sont que remises de termes aux fermiers et locatsiresde l'tlfitel-Dieu ; il en e^t ainsi jusqu'en 1635. — l'6 décembre tSSt : M. deCramoisy, un desadrainifr' trateucs, d'après l'avis du garde des sceaux, prie le doyen de U Faculté de mil-decine, Guy-Patin, d'envoyer à l'Hôtel-Dieu Inûa ou quatre médecinî de supçlémeul, vu le graud Dom- ^^bre de malades ( plus de 22UD ). Le même besoin se fait Btenlir à l'HÛlel-Dieu de Lyon, qui augmente aussi son

Il I, Arohivei de l'Aiaistauce publique, SD' regî!!

personnel ^ — 17 mai 1652 : Permission aux fermiers âe l'Hôlel-Dieu d'envoyer leurs bestiaux dans le cimetière Saint* Louis, en attendant que les chemins soient libres. — 21 juin : « La compagnie voyant le grand nombre des malades qui arrivent journellement à l'Hôtel -Dieu, quiesllel que, en un seul jour, il en est entré jusqu'à deux cents (ily en avait alors déjà plus de 2400); ce qui est cause qu'ils sont couchers jusqu'à cinq et six dans un seul lit, ce qui cause la mort à plusieurs, la compagnie arrête d'ouvrir l'hôpital Saint-Louis (spécialement destiné aux pestiférés) pour recevoir les blesses, en prenant toutes les précautions possibles pour interdire la communication avec le dehors.» —31 juillet : <( Attendu la grande nécessité qui est à THûtel-Dieu^ qui est telle qu'il y entre chaque jour cent malades, ayant présentement plus de 2400, et à l'hôpital Saint-Louis plus de quatre cents, il a élé arrôté qu'on empruntera 60000 liv., le Parlement ayant autorisé cet emprunt par arrût du 16 Juillet, » etc.

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