‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 46 sur 316 · RÉGENCE D'ANNE D'AUTRICHE. T · texte numérisé non relu

RÉGENCE D'ANNE D'AUTRICHE. T

règne emphatique de Louis XIV. C'est rmfant, cV-t la régente qui en ont l'honneur. Heureuse reine qui jra^rne des batailles en berçant son fils... C'était une Diervtriiie inouïe de voir la gloire inaugurer le gouvern»fri.ent d'une femme, d'un enfant, gouvernement dont l'iJOc s'associe d'ordinaire à celle de la faiblesse et de l'impuissance.

Ce grand bonheur fît deux malheurs : il créa un 1i*to5 insatiable et insupportable, monté surdeséiiiâ.s.-îe.s et ppM à tout tuer pour la moindre prétention d'orgueil ou d'intérêt; d'autre part, il glorifia l'avènement de Maz.'irin »:t affermit son pouvoir. La Fronde et toutes se^ iiii*»J:rer sont îà en germe.

Personne en effet ne paraissait avoir moins de ch^ur':-, d'arriver au pouvoir que Tahcien favori de Ri»7litlieu et ^ de Louis XIIl, le petit étranger diplomate, qui n'av^iit pas su ménager la reine, aujourd'hui toute-puissanle et probablement implacable. Aussi, l'élonnement fal-il grand lorsqu'on le vit chef du conseil. On ne pouviit croire toutefois que sa faveur serait de longue durée; mais il fallut reconnaître que le crédit de ïh'àbile ^'ai ^nt était sans bornes : d'après les conseils du mirji-i./e, malgré les sollicitations du propre cœur de la reine et 1»-$ prières de tous ses amis, c'est la politique de h'v±':\'ri qu'on suivait, cette politique confre laquelle Anne <iv;;.t combattu, cette politique à cause de laquelle la fi^r*; K-pagnole avait souffert pendant tout le régne préc*': *<nt : la sœur du roi d'Espagne s'effaçait chaque jour pour .^i-ser la place à la mère du roi de France, à la reine régente. Il fallait, pour ojérer ce changement, une gr^n'î» autorité; mais ce qui marquait encore mieux le* prtyj*'^ du nouveau favori, c'était la familiarité que o-AVfc WauMI'

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