I.A RÉFORME DE l.'ÉT.VT
i|U.Fi(i ;i l'avenir, iliifense, sous peinu île la vie, f]e lerfl aacun Jenier, de créer offices de judicalureomlcniLincf qu'en vei-tu d"èJits vÉrifiés au Parlement avec pleîHùJj liberté de suffrages. Un autre arlicle, que le souvenir ilt-J Il mort de Barillon el les récentes incarcéraliona des com Eeillers pourait bien avoir inspiré, portait qu'aucun sujet:] ia roi ne pouvaitéticdêletinplus de vingt-quatre heurefj uns être inleirogé et remis à sou juge naturel. C'élaient-l des garanties sérienses et impoitanlcs, mais qui, pour la ' plupart, se trouvaient déji dans les anciennes ordoa- Banccs el en particulier dans celle de Moulins, et pour lesquelles, selon nous, quelques hisloriens ont, à tort, attribué au Parlement Tidûe d'une sorle de gouvernement constilationncl. Ce régime, d'une époque vraiment civilisée, ne pouvait germer dans la tfite d'une assemblée de trats qui n'exislaienl qu'en vertu de privilèges; il Slul, pour cela, attendre i'avénement de la nation entière tox affaires.
L'irascible et absolue Anne d'Autriclie n'avait soufferl EjtBOs les emporlcmenls de cette c canaille • de magistralure que forcée par les i lâcbes • obsessions du limîde izarin; la victoire de Lens, gagnée par Condé quinze (ors plus tard, devait rendre à la reine son audace, Lo ninislre lui-même, avec le jeune roi, crut le Parlement llialtu par cette défaite des Espagnols. Eiihardi par le ÏBCcés, on se permit tout, mi'me le parjure el ta violence. i 26 août, h l'issue d'un Te Deum qui avait été clianlé hns Notre-Dame, tapissée de sept drapeaux ennemis, tois conseillers recevaient l'ordre de quitter Paris, et on kvait en arrêter trois autres, parmi lesquels se trouvait rottssel. C'était la réponse de la royauté à la demande du brlementsur ia garantie <les personnes : la reine n^vou- ^
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lait passe laisser dépouiller de sa prérogallve laplasprùcifusc, le droit de priver arbitrairement les citoyens de leur liberté. L'opinion publique répondit par une révolution à cet acte de violence. Un écrit de l'époque caractérise bien l'impression général^ : t L'emprisonnement de deux conseillers en un jour dédié à la joie publique et à louer Dieu du succès qu'il lui avait plu donner à nos arme?, difformité étrange, pour ne pas dire impiété sacrilège, d'avoir mêlé un tel deuil dans une si sainte réjouîs* sauce, i
La journée des Barricades a élé racontée par madame dcMotteville, le cardinal de Retz et le président Mole: ces récils sont connus; mais peut-être par leur position même ces écrivains n'ont-ils pu bien voir la physionomie de la ville? Nous avons trouvé à la bibliothèque impériale un manuscrit inédit qui semble émaner d'un témoin beaucoup plus désintéressé que les précédents, le sieur Jac(jucs Dubois, se donnant les titres de t gentilhomme champenois, maître es arts en l'université de Cologne, secrétaire interprète du Roi Trôs-Chrétien et professeur de lanpfue française, de la germanique et de Titalienne. » La collection des Mémoires de Michaud et Poujoulat renferme déjà de lui un journal sur les derniers jours de Louis XIII, où il s'est qualifié de gentilhomme de la chambre *. Son récit des barricades est, par les détails, le
1. Nous avons envoyé ce récit de Dubois au Comité d'histoire prêt le minislfre de l' instruction publique ; il a été inséré dans Ja Revue dessocù^fôs muantes (18C5, t. 2., p. 324-37). Il y a un autre récit plus curieux pr^nt-êtn*, celui de la Gazette de France, Voici ce que Renaudot écrivait le 29 août, trois jours après révénement : «La rumeur qui survint ici le 26 n'ayant été guère plustôt émue qu'apaisée, je ne puis en dire autre choae^ Binon qu'elle a semblé n'être arrivée que pour faire continuellement ot plus (jue jamais crier Vive le roi, en témoigna«re de la fidélité et affection des peuples envers S. M.^ » n^ 13i. Le 2 janvier 1G49, la Gazetiû