G CONTRADICTION DES MÉMOIRES
rien, instruit de la rôalilô, lit dans les Mémoires de ITionnôte madame de Moltcville : t Jamais guerre no se fit avec moins d'animosité. Nous avons vu et oui des menaces, des insolences et des crieries, môme de mauvaises actions, mais non pas ces massacres et barbaries que nous lisons dans les histoires, et que les autres révollcs auraient produites. • Les enquêtes aulhentiqucs des provinces sont loin d'absoudre la conduite des troupes royales pendant ces trois mois de dissensions.
Si la guerre no faisait sentir ses rudes alteintes qu'à ceux qui en fontmélier et profession, qui rappellent pour ainsi dire de h'urs vœux dans Tintérôt de leur carrière, ou môme à ceux qui la subissent bien involonlairement comme la rançon de leur liberté et de leur indéoendance, elle n'en serait pas moins un des plus grands fléaux que la colère divine ait déchaînés pour éprouver ou châtier le genre humain. Mais, liéLis! ses rigueurs ne s'arrêtent pas là. A peine a-l-elle éclaté dans un pays, qu'elle excrco paitout autour d'elle une irrésistible altraction, celle d'un immense abîme (jui aspire et engloutit tout. Chaque parti belligérant, par le seul droit de la guerre, dispose ou abuse do la propriété publique et privée : lois humaines ou divines, tout est violé, foulé aux pieds; et c'est principalement sur les faibles qu'elle étend son^joug de fer. Ce sera l'histoire de toutes nos provinces pendant h Fronde.
Nous avons déjà parlé des cruautés des trompes de Mazarin,etsurtout des Polonais,auxenvironsde Paris; outre la harangue des curés de ces villages à la reine, nous aurions pu citer un grand nombre de pièces. Après la défaite de Charenton, on jetait les prisonniers dans la Seine en le^"' " »nt : t Allez voir votre Parlement. • On les