‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 83 sur 316 · EN NORMANDIE · texte numérisé non relu

EN NORMANDIE

sée. M. Floquet, qui a eu sous les yeux les états des sommes payées aux généraux et aux soldats, dit que du 10 février au 22 mars relte armée coûta 516,023 livres 8 sous f sans compter les dévastations. Un manuscrit de la Bibliothèque impériale parle de quatre régiments vivant à discrétion dans le village* de Clercs par les ordres du marquis de Sourdéac, qui avait à se plaindre du comte de Clères. On peut lire les détails de celte occupation militaire dans les Registres secrets du Parlement. Le pays qui, après deux ou trois années de disette, espérait se relever, grâce aux récoltes abondantes de Tannée 1649, les vit toutes gaspillées par des bandes errantes qui ne connaissaient point la discipline, à tel point qu'il € était impossible d'espérer aucun aide du peuple. » Les désordres furent encore plus graves après la paix de Saint-Germain. Lors du licenciement des troupes, on vit la « Normandie entière infestée de soldats débandés et de voleurs de grand chemin, pillant, volant, rançonnant, donnant la mort; les terres demeurant incultes par Tabandonnement des laboureurs réduits au désespoir. » Le duc de Longueville lui-même, dont le jugement ne peut être invalidé, disait à la grand'chambre t qu'il a vu en Normandie beaucoup de lieux où l'ennemi n'eût point fait plus de mal. i Tels furent les résultats immédiats de ce que Tallemant des Réaux appelle une guerrette ou guerre pour rire f

Faut-il encore suivre la guerre civile en Provence et en Guienne? dire combien ces dissensions, acharnées comme toutes les luttes locales, versèrent de sang, entassèrent de ruines et de cendres ; citer les lettres du premier président de Toulouse Bertier de Montranc, de l'intendant clu Languedoc de Breteuil qui, effrayés <k&

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