‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 90 sur 316 · TROUBLES DANS PARIS. I · texte numérisé non relu

TROUBLES DANS PARIS. I

contre le conseiller Joly, syndic des rentiers, nne Mruffourée organisée par le marquis de La Boulaye, des cou[o de fusil lires sur le carrosse de Condé, et que celui-ci attribue à Beaufort et à de Retz, jaloux de .fa puissance, viennent encore aggraver une situation dî-jâ tendue. Les informations sur tous ces événements amènent de^ s^rances orageuses; la t sainte cohu3 des Hnqnô!e> » prend f^it f:t caase pour les frondeurs, même contre son i remi^rr } r*:sident Mole, qui est gravement injurie et court q'ielqn- s dangers. On ne vient plus au palais qu^anné; dans li:5 pièces coatigues à la salle des séances se tiennent clja ;ne jour des troupes d'amis de Condé, du Co'idjot>fnret de Beaufort, prêts à en venir aux mains an premier si;'n)l. € Si le moindre laquais eût tiré l'épée, dit de Retz, Pari-s était confondu. »

Cette lutte faisait les affaires de Maz^rin en divisant -es anciensennemis, qui, à plusieurs reprises, avaient é'é iur le point de s'entendre : la Fronde ne pouvait pardonner à Condé son récent traité avec Mazarin; le duc d 0:-l»'nns surtout s'en montrait oflensé, se prétendant h';sé d^ns sa juste influence sur les affaires de l'État. Con-lé, d'aîlleui-s, mécontentait tout le monde: il poussa rnérne rin.solencc à l'égard de la reine jusqu'à vouloir îui imposer un amant, le fat et étourdi minjuis de Jarzay, capitaine des gardes da corps, qui devait prendre la place à^; ihzarin. Jarzay, habitué aux succès galant?, pou-se l'aventure, risque la déclanition fonneile et par écrit de ses sentiments; Ja reine, pressée par Mazirin.clia-s^; Jirziy de si présence. Condé prend en main la cause de son pndr;'»*. et, par ses exigences, contrjînt la reine à le recevoir d-jn-i le Palais-Royal. Bientôt, courant de sotliae — -^"«se, joar une question de tabouret, il blesse Iof te fran-

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