‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 92 sur 316 · ARRESTATION DES PRINCES. 1C · texte numérisé non relu

ARRESTATION DES PRINCES. 1C

•eîlkr Portail dans le Discours sur la députation du Parlement à M, le prince de Condé^ 16 avril 1049.

Le lendemain de l'arrestation de Condé, la haute noblesse et le Parlement furent convoqués afin d'apprendre de la régente les motifs de ce coup d'Élat. Le seul fait matériellement criminel était l'affaire du Havre; dans tout le reste de l'accusation, on énonçait plutôt des tcndances dangereuses, de mauvais procédés, que des actes positifs, et cependant « personne ne sourcilla. » Celte approbation tacile donnée à un acte qui violait la déclara,lion du 24 octobre 1648,, prouve combien les questions de principes étaient peu de. chose, même pour le corps chargé de défendre et d'appliquer la loi ; une seule réclamation, celle du jeune maître des requêtes, le poëte Bachaumont, se fit entendre. La vieille Fronde avait décidément fait son temps; aussi, deux jours après, se réconciliait-elle avec In cour. Le Parlementde Bourgogne, quoique composé d'anciens servilears, attachés à Condé par des obligations personnelles, n'osa remuer; celui de Normandie se montra aussi indifférent à la cause de Longueville : l'exemple du Parlement de Paris entraînait toutos les compagnies souveraines du royaume.

La cause dos princes, abandonnée par le peuple et les magistrats, fut d'abord embrassée avec ardeur par la noblesse provinciale : Turcnne partit en hâte pour Stenay en prenant le titre de « lieutenant général de l'armée du roi pour la délivrance des princea. » Bouillon so retira dans sa vicomte de Turenne; La Force dans le Périgonl, Brézé dans son gouvernement d'Anjou ; Saint-Simon à Blaye; Seurre rcç:itdan5 s^s murs Boultcvillc et Tavannos; madame de Longuevillc avec le prince de Marsillac g'igna la Novmandiv? où dix-huit mois auparavant, après le traité

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