‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 97 sur 316 · LA FRONDE EN GUIENNE · texte numérisé non relu

LA FRONDE EN GUIENNE

m'a promfs, soit que vous ayez la paix, soit que vous continuiez la guerre avec ceux de Paris * ».

Les effets avaient bientôt suivi les menaces : d'Épernon vint se loger à quatre lieues de Bordeaux, s'empara du moulin du Ciron, qui approvisionnait la ville, intercepta les farines transportées par la Garonne et la Dordogne, fit dévaster les propriétés des membres du Parlement. Les soldats, encouragés dans leur licence, se livraient ouvertement à l'incendie, au viol, au sacrilège; les habitants des campagnes voisines, ruinés et désespérés, accouraient à Bordeaux, demandant qu'on les défendît. La ville organisa à la hâle trente-six compagnies, formant prés de vingt mille hommes; Bordeaux devint un véritable camp. On s'exerça aux armes; des chefs furent donnés aux paysans des environs pour les aguerrir contre les brigands qui les ruinaient. La noblesse elle-même, sauf ceux que la cour conserva ou gagna au moyen de pensions et de brevets de maréchal de camp, prit parti pour le Parlement : de ses rangs sortaient en effet les marquis de Chambaret, de Lusignan et de Sauvebœuf, qui commandèrent successivement larmée bordelaise.

D'Épernon, exaspéré de cette résistance, ne se contint plus, et donna à ses soldats toute liberté pour ravager le

i . Pour cette guerre de Guienne : Arch, imp., ms. KK, 1217; O'Reilly, Histoire de Bordeaux; Foiiteneil, Histoire des mouvements de Bor^ deaux, inachevée, corrigée par la censure royale; dom Devienne, Hist» de Bordeaux, l'auteur fut forcé par le Parlement d'adoucir certaiof passages trop hostiles à ce corps; la Colonie, ouvrage fait sur des documents parlementaires; la Fronde à Bordeaux, par Saint-Marc; Hism toire de la guerre de Guienne, par Balthazar, édition Moreau; Lettres sur les troubles de BprdeauXy 1052. Bibl. imp., ma. Dupuy, 755; Gaign., t. CGCCLIV, CCCCLVI; Correspondance relative à la province de Guienne (1653 55), ms. sup. fr., B305; et surtout les vingt-huit volumes des Papiers de Leuet, ms. Bibl. imp., et Madame de Lonqueville peu 'Umt la Fronde^ par M. Cousin.

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pays. Un garde-côle, sorte «k larii itr-f.

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quer aux Chartroaâ fen :;».';: \u: Vi-i^r-.

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Catlieiine.

Le dûsordret'îail épouT^r/K.lr;: .;. -; . . •: ;.:. i • .»■..,.général de La Vie à Son LuiL:i'::i>: .-....*. ... :

ce Ces brûlements, rascments, démoîîiioriâ d* rr.i'.v.r.»., :■:".•::■ •.-.» des bois que commet tent les g'jns d'tperiion , et \h L.il . . : ..-,:.

du Cliàtcau-Tronipette fait dans la ville; le nioud-i es: si -Ij.i &'. ..■::<i contre ce cliàieau, qu'à faute d'autics armes, ils vojdra:«-;.i ^sc) rr J«: le prendre avec les deats et les ongles. » Dans une autie 1 i::-.-, c'i.-ai le même scutiment encore plus énergique m m traduit : « >i.>? \r 'j/.*:b mangeraient plulOt à belles deuts ce inécliant Cliâtcau-TrLii.^ '.:i4: que de le reudre. »

Si ravocat-général de La Vie semble suspect, h litre de parlementaire, quoique tout prouve que.daus un \o\a^'o à Paris, Mazarin avait su le rai tacher à ses intOrcis, les lettres du maréchal Duplessis-Praslin^ commissaire royal, trouveront plus de créance :

tt La rage de ceux de Bordeaux contre M. d'Épernon ne se peut concevoir... Je suis obligé de prendre les plus grandes précautioijs pour communiquer avec le duc d'Ëpemon, si je ne veux pas me dJti\:diter

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