‹ La Misère au temps de la Fronde et saint Vincent de Paul (volume 3)Chapitre 164 sur 420 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Saint Vincent de Paul n'a pas eu l'initiative de cette assistance publique. — Page inédite de l'histoire de Port-Royal. — Le Janséniste Maignart de Dernières, maître des requêtes, est le précurseur de Vincent de Paul dans cette œuvre de bienfaisance. — Les Relatinns de la misère de septembre 1650 à 163G. — Antoine Lemaislre n'est que l'éditeur de l'Aumône chrétienne ; Saint-Cyran en est l'auteur. — Caractère janséniste et parlementaire de ce premier élan. — La charité gagne les mondains Maucroix, Godeau. — Elan général de charité. — Rôle du protestantisme dans cette crise nationale. — Tolérance religieuse de Vincent de Paul. — Intervention politique et charitable de Vincent dans les troubles de la Fronde. — Avec son armée charitable des Missionnaires et des Filles de la charité, il se substitue à l'œuvre janséniste et parlementaire. Louis XIV abandonne par impuissance à Vincent de Paul la tâche glorieuse de réparer les maux du pays. — Ordonnance royale. — Correspondance officielle de Vincent avec diverses municipalités de Picardie, de Champagne, d'Ile de France. — Passeport signé de son nom à ses ouvriers charitables. — L'ne correspondance officielle lui donne le nom mérité de Père de la patrie.

Ce n'est cependant pas à Vincent de Paul qu'il faut faire remonter l'initiative de cette sorte de ministère de l'a-ssistance publique qui sauva la France, c'est à un pauvre mort, oublié de la renommée, dont le nom ne se trouve dans aucune biographie. Il faut l'aller chercher dans la poussière de livres peu lus aujourd'hui pour lui

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