ÉMEUVENT TOUTE L\ FRANCE
que confirmer les détails des Re/afiows, auxquelles cef écrivain prit dès lors une part active ' . C'est lui qui apprend par les Relations que, dans la Champagne, quatre personnes charitables avaient fourni à elles seules 12,000 livres pour aclietei* des semences, aumône considérable en elle-même, qui était cependant bien minime, dit-il, « pour un pays où il y avait 40 lieues de terres abandonnées I »
Cette œuvre, pendant longtemps, semble avoir été renfermée dans les limites d'une société mi-partie janséniste, mi-partie parlementaire, avec le patronage de dames charitables appartenant presque toutes à la magistrature: un avis placé à la fin de chaque numéro des Relations donne le nom et l'adresse de ces dames qui recevaient les aumônes destinées aux malheureuses provir.ces : ce sont la présidente de Lamoignon, qui, après sa mort, fut remplacée par mademoiselle de Lamoignon, sa fille demeurant d'abord cour du Harlay, puis rue Aubry-Ie-Boucher ; les présidentes de Herse, rue Pavée ; de Nicolay, rue Bourtibourg; de Traverzay, rue Saint-Martin, chez le président Méliand, son frère; madame Fouquet, mère du procureur-général Nicolas Fouquet, plus tard surintendant; madame Joly, rue des Blancs-Manteaux; madame de Miramion, rue des Bernardins, et mademoiselle Viole, rue de la Harpe. Une coterie si étroite ne pouvait plus suffire en présence de l'intensité et de l'étendue du mal, et devant l'adhésion unanime que l'œuvre rencontrait, il fallut donc étendre, élargir le cercle ; on fut même obligé de réimprimer les premiers numéros, sur la demande des provinces éloignées qui vinrent au secours des
1. Mancroix, par L. Paris, 1854. — Ce Mémoire existe à laBibl. imp., coll. Laravalière, et Histoire de Reims, ms. Haluze.