‹ La Misère au temps de la Fronde et saint Vincent de Paul (volume 3)Chapitre 185 sur 420 · DE SAINT VINCENT AVEC LES MUNICIPALITÉS · texte numérisé non relu

DE SAINT VINCENT AVEC LES MUNICIPALITÉS

VOUS y employez dans tous les lieux ciiconvoisins où les pauvj-es sont réduils à la pâture des hôtes, jusqu'à manger les chiens, ainsi que j'en ai vu les preuves. Ils ont sauvé la vie à un nom-hre innomhrahle de personnes, et ont consolé et assisté les autres jusques à la mort, etc. »

Ne retrouve-t-on pas dans ces deux dernières lettres une sorte de témoignage de satisfaction que Vincent de Paul était bien aise de demander toujours à l'élément laïque de la société, comme nous l'avons remarqué en expliquant l'esprit des Confréries de charité.

Une dernié)'e preuve, pour établir ce point si important, le rôfe officiel et public de Vincent de Paul, c'est-àdire l'exercice de la charité au nom de la société par celui qu'elle a jugé le plus utile et le plus capable.

Comment expliquer de la part de celui qui disait sans cesse avec le grand Apôtre des gentils : « Le poison de la charité, c'est l'orgueil; son appui, c'est l'humilité, » comment expliquer, si ce n'est en vertu du pouvoir conféré par l'ordonnance royale, le billet suivant que M. Blanquart de Bailleul, évoque de Versailles, communiqua à M. Gossuin, auteur de Vincent de Paul jugé par ses écrits : c'est évidemment l'homme public qui parle et non l'humble chrétien qui se traitait toujours de « misérable. »

« Je soussigné , supérieur de la congrégation des prêtres de la Mission, certifie à tous ceux qu'il appartiendra que, sur l'avis que quelques bonnes daines pieuses de cette ville m'ont donné que la moitié des habitants de Palaiseau étaient malades, et qu'il en mourait dix ou douze par jour, et sur la prière qu'elles m'ont faite d'envoyer quelques prêtres pour l'assistance corporelle et spirituelle de ce pauvre peuple affligé, à cause de Ja résidence de l'armée en ce lieu, par l'espace de vingt jours, nous y avons envoyé quatre prêtres et un chirurgien, et que nous leur avons envoyé, depuis la veille de la fête du Saint-Sacrement

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