BUDGETS DES HOPITAUX
niiscrite de sœur Barbe de Corapiègne, la bienfaitrice du pays: « La confusion horrible qui était dans la ville par le grand abord des villes voisines et des villages en fuite, mettait lout en tel désordre que l'on ne pouvait secourir personne, si bien que la pauvre fille mourut sans secours. » Elle fut cependant malade dix jours! (^Ms. Ribl. imp., 340, Miss, étr.) M. Ch. Read a trouvé, à l'occasion d'une étude sur de Brosse dans les registres paroissiaux de Verneuil-sur- Oise, près de Greil, des traces nombreuses de cette émigration. Un document assez curieux «État au vrai du bien et du revenu de l'Hôtel-Dieu, » établi sur une moyenne de six années (1634-1640), nous prouve que, déjà à cette époque, les charges de cet hôpital dépassaient le revenu; que l'administration était obligée de vendre des biensfonds et de s'endetter, et qu'il en était de môme pour les hôpitaux Saint-Louis et Saint Anne, qui dépendaient de l'Hôtel-Dieu. Pour ces six années, la recette moyenne, tant dn revenu fixe que du casuel obtenu par les quêtes ou l'argent déposé dans les troncs, s'élève à 197,758 liv. 11 sols 4 deniers; la dépense pendant les mêmes années monte à 229,376 liv. 8 sols; déficit, 31,617 liv. 16 sols Sdeniers. «Le présent élat^ dit la préface, n'a été publié que pour faire connaître au public les vraies nécessités des pauvres malades. » C'est dans les mômes termes que s'exprime un État au vrai de l'hôpital de la Charité à Paris, en 1644 : le revenu fixe n'est que de 4,139 livres 5 sols 9 deniers, et les dépenses nécessaires montent à 42,948 livres *.
Des chiffres et de froides indications, tel est à peu près, sauf plus d'exactitude et de détails dans le récit des évé-