‹ La Misère au temps de la Fronde et saint Vincent de Paul (volume 3)Chapitre 254 sur 420 · REVERS DE CONDÉ · texte numérisé non relu

REVERS DE CONDÉ

dognc, avait couru en toute hâte au secours de Conti, menacé dans Agen. Sa présence rendit quelque gloire à ses armes; Saint-Luc, lieutenant-général de Guienne, fut obligé de se retirer dans la ville de Miradoux, dont Condé fit le siège ; l'énergie de cette place la sauva. A bout de résistance, les commandants abattirent les maisons en face de la brèche, et remplirent des fosse.»: profondes de bois et de matières combustibles qu'on devait enflammer à l'approche des assiégeants. Ceux-ci s'arrêtèrent, et bientôt l'arrivée d'Harcourt les obligea de se retirer sur Agen, où Condé ne pénétra avec ses troupes que parle secours d'un chanoine, Causse; devant une hostilité qui allait jusqu'à élever des barricades, il dut se retirer. Toutes ces guerres amenaient de nombreuses ruines, les hostilités locales en profitant souvent pour s'exercer impunément : l'histoire de la petite ville de Langon peut en donner une idée. Rivale de Bordeaux pour le commerce de vin, Langon devait se trouver dans le parti contraire, aussi était-elle restée fidèle au roi; les Bordelais, après un rude assaut, s'en emparèrent en 1649, pillèrent la ville, et pour achever de la ruiner, répandirent le vin emmagasiné. Délivrée par d'Épernon, celte petite ville fut repris?, le lo juillet, par Conti; les habitants terrifiés fuient au château de Fargues et dans l'abbaye de Rivet. Sous l'administration d'un n >mmé Galapian, dont le nom est resté dans ces contrées comme un objet d'horreur, ce fut un régime de terreur organisé; enfin 3Lirin parvint à s'en emparer de nouveau au nom du roi. Les habitants, en rentrant dans leur ville, firent constater, par une enquête régulière, l'état déplorable où elle se trouvait; c'était la ruine et la désolation :

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