ACCUSATION DES CONTEMPORAINS
fussent mis en devoir de les ciiasser. Le maréchal de l'Hôpital se sauva aussi sous iin déguisement ; mais ne voulant rien devoir à Beaufort, qu'il soupçonnait être l'auteur du désordre pour avoir son gouvernement, il s'échappa par une fenêtre. Le Noble d'Auvilliers. le même qui avait sauvé la vie du cardinal de Retz dans l'entreporte du Parlement, fut aussi le libérateur du maréchal; il le conduisit chez un bourgeois de sa connaissance, puis, malgré une alarme causée par un cabarelier qui avait reconnu le gouverneur, d'Auvilliers le conduisit à son hôtel. Les autres captifs achevèrent de s'évader sous la sauve-garde du duc et de la princesse, et à la faveur d'un incident.
L'incendie allumé par les assassins ne s'était pas éteint, et au milieu de la préoccupation générale et particulière de cette journée, peisonne n'y songeait. Cependant l'hôtel de ville « était en danger de périr par le feu fort ardent de la salle qui est du côté de la grande arche; un commis de greffier, nommé Louis de Meré, en avertit M. de Beaufoit, lui représentant que les pierres de la voûte éclataient par la violence du feu, et qu'il était nécessaire d'y donner ordre au plus tôt. Le duc y descendit à trois heures du malin, et voyant la ruine imminente de la municipalité parisienne, commanda « à quantité de croclieteurs et gens d'eau (porteurs d'eau, bateliers) là présents, d'éteindre cet incendie, qu'ils avaient peut-être allumé. » Ils y travaillèrent « puissamment jusqu'à neuf heures du matin, sans lequel travail le feu eût enfin ruiné la voûle de la salle et ensuite embrasé tout l'hôtel de ville. » « La piéservalion du monument, « disent les Registres, fui un « miracle évident, » lorsqu'on examine tout ce qu'il a soulfert : « Le feu y ayant été mis par sept