CHEF D'UNE NOUVELLE LIGUE ROYALISTE
signée de sa main , et y a fait apposer le cachet de ses armes, voulant qu'elle serve de décharge et de commandement à tous ceux qui agiront en quelque manière que ce soit pour l'exécuiion d'icellc. Donné à Compiègne, le 26 septembre 1652.
Louis.
Louis Letellier.
Nous soussignés, bourgeois et habitants de Paris, du quartier de... reconnaissons avoir donné pouvoir de solliciter près de S. M. l'obtention de l'ordre dont le projet est ci-dessus, lequel nous promettons d'exécuter chacun selon nos pouvoirs, et pour cet effet nous joindre aux autres serviteurs qui sont fidèles et affectionnés an roi et qui sont dans les autres quartiers de Paris, qui ont signé le môme pouvoir, avec lesquels nous nous joignons dès à présent pour notre défense particulière les uns des autres, en telle sorte que s'il arrivait qu'il fut fait insulte par qui que ce soit à un particulier d'entre nous et des autres quartiers, nous promettons d'en entreprendre la défense à force ouverte, le tout pour parvenir à la paix, tranquillité de la ville et rétablissement du commerce sous l'obéissance de S. M. ^.
Vincent de Paul qui avait à plusieurs reprises, en vue de la paix, essayé son crédit auprès de la reine et de Mazarin dans la première Fronde, ne pouvait rester indifférent dans un moment où tout le monde s'agitait pour procurer cette paix, objet de tous les vœux. Après s'être inutilement entremis pour réconcilier le roi et les princes pendant le séjour de la cour à Saint-Denis, ainsi que le prouve un billet des premiers jours de juillet 1652, après avoir écrit le 16 août au pape Innocent X, imploré ses prières en lui demandant de renouveler les tentatives d'intervention qu'il avait déjà faites par des lettres pontificales ou par son nonce apostolique « afin de réunir la maison royale divisée et d'éteindre la guerre civile, » Vincent se décide à s'adresser directement à Mazarin et lui
1. Bibl. imp., ms. 246, suppl. fr. — Recueil de pièces relatives aux troubles de France en 1B52. — M. lîazin, le meilleur historien de la Fronde, s'est étrangement trompé dans toute cette affaire, faute d'avoir connu ces documents authentiques.