ENQUÊTE OFFICIELLE
datée du 28 septembre 1652, et signée du duc d'Orléans; la seconde émane du roi, avec la date du 1" octobre; le lendemain, le duc de Lorraine en délivrait une semblable. Nous n'en avons pas rencontré au nom du prince de Condé '. Celte mesure donna naissance à une enquête dont les résultats confirment les détails précédemment connus dans les Relations, auxquelles cette enquête donne un cachet d'authenticité et de véracité irréfutable : « Dès qu'il y a eu une ouverture des passages, dit le document imprimé, Mgr l'archevêque de Paris a jeté les yeux sur l'état déplorable de son diocèse, pour y apporter les remèdes qui dépendent de son autorité et de son ministère. » L'enquête porte pour titre : « Etat sommaire des misères de la campagne, et besoins des paiivres aux environs de Paris, 25 octobre 1652; » suivi bientôt d'un second rapport charitable ou « mémoire des besoins de la campagne, 20 novembre 1652. » Ces deux pièces, œuvre de l'abbé Feret, vicaire général du diocèse de Paris, sont adressées à l'archevêque -. Alors môme que le nom de Vincent de Paul n'est pas prononcé dans une œuvre charitable, on peut être assuré que le généreux apôtre s'y trouve au moins de moitié : une lettre adressée à un missionnaire, le 24 novembre, vient à l'appui de notre affirmation pour cette enquête :
<i Nous vous envoyons 100 livres, écrit-il au missionnaire Senée, chargé de Lagny et des 22 villages voisins... Faites marché avec le chirurgien dont vous me parlez pour visiter et soigner les malades de deux en deux jours. Nous donnons 15 sols à M. Gaucher pour chaque jour;
1. Bibl. imp. Rtcueii Caiigé V., t. XXVlll, Ordonnances militaires.
2. Ces pièces n'apprennent lien de plus que les Relations que nous avons déjà citées ; nous les avons d'ailleurs données in extenso dans notre travail de la Revue de Paris (1836); elles se trouvent aussi reproduites dans la Vie de saint Vincent de Km/, par l'abbé Maynard, 1860'