TROISIÈME REMISE DES LOYERS
fallut la remetlrc à don Juan d'Autriche, et la province entière fut perdue, à l'exception de Roses. Du côté de l'Italie, l'Espagne triomphait encore, et Casai, ce boulevard de la France, à la conservation duquel Richelieu attachait un si grand prix que deux fois il avait passé les Alpes pour le défendre, Casai se trouvait livré par le duc de Mantoue, un de ses petits princes qui se sont montrés de tout temps plus Autrichiens qu'Italiens.
Il était temps aussi qu'on s'occupât de Paris, réduit à la dernière extrémité. Une des premières demandes adressées au roi (24 octobre) fut une requête des locataires de Paris, pour obtenir la remise des termes de la Saint-Jean et de la Saint-Remy, fondée, comme la précédente, sur la misère des Parisiens, misère qui a tué «plusdeoO,OOOpersonnes. » L'avocat au conseil, Lefebvre, demande, pour assurer l'exécution , une amende de 1,000 livres pour tous les contrevenants, propriétaires, sergents et huissiers, en reconnaissant toutefois que celte remise « ne peut tirer à conséquence pour l'avenir '. » C'est, on s'en souvient, la troisième fois que se présente cette exemption en l'espace dé trois années! Cette misère frappait tellement tous les yeux, qu'un mois environ avant le retour du roi, il y avait eu une sorte d'armistice entre les divers partis pour permettre le libre exercice de la charité. Nous avons trouvé « trois ordonnances (ie.?>linées à servir de passe-port et de sauf-conduit aux prêtres et aux personnes charitables, allant assister les malades dans les villages, avec défense aux gens de guerre de les troubler, sous peine de vie »; la première est
Lb»"' 1. Bibl. imp., ^t=^. Requête présentée au roi en son château du
Louvre, etc.