EN BOURGOGNE
ravages de la garnison de Bellegarde, et de la somme de 600,000 livres que la Bourgogne a fournie pour les frais de la guerre. Sa Majesté daigne les décliarger de 170,000 livres à prendre sur les deniers du quartier d'hiver pour l'entrclien des gens de guerre.
En 1634, quoique épuisée, la Bourgogne, comprenant qu'elle aurait encore plus d'intérêt à donner une grosse somme pour être exempte des logements et des passages des gens de guerre, s'engage pour ce motif à payer au roi la somme de 150,000 livrée. Sera-t-elle tranquille cette fois? Dès le 15 janvier, les pilleries recommencent, et les élus font faire le procès à deux soldats d'une troupe qui ruinait le pays. Rangueil, qu'on avait nommé chef du quartier de Pouilly, sous la condition d'arrêter les désordres, laisse ses soldats se livrer aux mêmes violences; ils ont enlevé plus de 100 chevaux sur les bords de la Vingeanne; les élus députent vers lui Surmain (probablement François Surmain, receveur d'Auxonne) pour l'avertir de ce qui se passait: « Mordieu, b , dit Rangueil
en rejetant les remontrances, si tu n'étais pas ici, je t'apprendrais à parler, mais tu le payeras. » Et Surmain fut réduit à dresser un procès-verbal que la chambre des élus envoya inutilement au duc d'Épernon.
Après avoir payé pour être exempte des désordres des garnisons de la Bourgogne, la province dut encore donner 75,000 livres, moyennant quoi Sa Majesté donnera toute autorité à l'intendant de justice qui va en Champagne pour empêcher les incursions en Bourgogne des gens de guerre qui sont en garnison en Champagne' (19fév. 1654). Peut-être, desoncôlé, la Champagne payait-elle aussi pour