ET DE BORDEAUX
d'accommodemenl : pendant que Conti traite de son cô!(^ avec Candale, un antre inter iiédiaire, envoyé par Mazarin, l'adioitGourville, négociait également avec les princesses. Marsin et Lenet. Enfin la paix fut proclamée le 31 juillet dans la ville, à la grande satisfaction de tous, par un trompette du roi et un trompette de Bordeaux ; les ducs de Vendôme et de Candde firent leur entrée le 3 août, un Te Deum fut chanté dans l'église de Saint- André où l'ancien conspirateur, le P. Itliier, prôclia au milieu de l'admiration générale sur le rétablissement de la paix * ; le môme jour, la princesse de Condé, son fils le duc d'Enghien et Lenet s'embarquaient pour aller rejoindre Condé dans les Pays-Bas; Marsin se rendit avec le comte de Fiesque en Espagne, où il reçut le titre de capitaine général ; madame de Longueville se retira à Montreuil-Bellay, et Conti, avec sa petite cour de beauxesprits, alla rejoindre dans sa belle maison de La Grange, près de Pézenas, madame de Calvimont et écouter les pièces de son ancien condisciple Molière, l'Etourdi et le Dépit amoureux, en attendant qu'il épousât la belle nièce de Mazarin. Comme à Paris encore, l'amnistie générale n'empêcha pas le bannissement de plus de 300 Ormistes et la mort d'un des principaux chefs, l'ancien boucher Duretête.
l.'Voir pour le dernier acte de celte tragi-comédie la Gazette, année 1653, depuis le 17 juillet elle en suit pas à pas toutes les phases, et M. Cousin, p. 358.