‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 124 sur 503 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

La pak de ?aînt-Germain n'est qu'une trêve.— L'Union des Parlementi persiste, la noblesse se retire en province; mécontentement des bourgeois de Paris, causé par l'absence du roi. — État précaire de l'autorité royale, prouvé par trois lettres du chancelier Séguier et dq Mazarin. — Retour de la cour à Paris (18 août 1G49). — Insolence do Condé" son traité avec Mazarin. — Désarroi complet des finances par suite de la contrebande du sel, qui se fait au son du cor et sous 1% protection des canons des faux-sauniers. — Pillage des bois da l'État. — La banqueroute des fermiers des gabelles amène la suspension du payement des rentes. — Réunion des rentiers à l'hôtel de ville; troubles dans Paris. — L'insolence de Condé augmente en-» core et amène son arrestation (48 janvier 1650). — Une partie de la noblesse provinciale embrasse sa cause. — Il est abandonné du peuple de Paris, du Parlement, de la Normandie, de la Bourgogne, à l'exception de Seurre, qui est assiégé et pris par le roi. — La prinn cesse de Condé relève le drapeau des princes et commence la se« conde Fronde. Différence de la Fronde parlementaire et de la Fronde aristocratique.

Cette paix de Saint-Germain si t chèrement achetée, dans laquelle les seigneurs avaient tous arraché quelque lambeau des libéralités royales, » n'avait pas même été une véritable trêve; chacun gardait sa position, ses prétentions. Les nobles s'étaient retirés en leurs terres pour réveiller le vieil esprit provincial et exciter de faciles révoltes; les Parlements avaient maintenu cette association

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