‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 140 sur 503 · LA FBONDR PARLEMENTAIRE ET ARISTOCRATIQUE · texte numérisé non relu

LA FBONDR PARLEMENTAIRE ET ARISTOCRATIQUE

du ministre et de l'ingratitude de la reine : le héros de la guerre de Trente ans, le sauveur de la France, le soutien de la royauté dans les fers, le lion pris au piège par Je renard ! Elles sont seules pour remuer la France ; mais rien ne les arrête; « à elles seules, dit M. Michelet, elles vont mener la guerre civile, gouverner, intriguer, combattre; les hommes traînent derrière ces nobles amazones, menés, dirigés en seconde ou en troisième ligne. Que le lecteur ne s'attende donc pas à beaucoup de suite , dans les événements; la logique est impossible avec tous ces êtres passionnés, t

i Ce chassé-croisé de passions, de calculs, mérite cepeni dant qu'on s'y arrête un instant, ne serait-ce que pour le : flétrir : rien de plus triste et de plus navrant que cet oubli l'de toute notion de justice, de morale, d'humanité; ricQ ?de plus affligeant que le spectacle de l'égoïsme cynique, (le la cupidité effrénée, de la frivolité insoucieuse et légère, de toutes les passions de ce monde uniquement occupé de ses intérêts et de ses amours : la reine est déclarée pour le cardinal Mazarin ; la duchesse de Ghevreuse lient pour Châteauneuf; sa lille pour le Coadjuleur; Turenne etConti pour la duchesse de Longueville; celle-ci pour Larochefoucauld. Mademoiselle de Montpensier veut d'abord, à force d'audace, se faire épou- ,4er par l^ouis XIV, amoureux de la belle Marie Mancinij *puis celte même demoiselle de Montpensier s'éprend tardivement de Condé, et le soutient de sa fortune dans ses grands revers. Le maréchal d'Hocquincourt écrit à la du» chesse de Montbazon que • pour un seul de ses regards, Péronne sera à la belle des belles, » et plus tard passe aux Espagnols par amour de madame de Châlillon, qui prouve son affection à Condé en lui recrutant oour son

Page 1