‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 15 sur 503 · LES SUPPLICES · texte numérisé non relu

LES SUPPLICES

de per;omi;igGS dont chacun concourt à Tensemble, de manière à produire, au point de vue de l'art, l'effet le plus harmonieux et le plus saisissant.

Le sentiment qui domine dans ces sujets, les Misères de la guerre et les Supplices^ c'est la tristesse; on sent que pour l'artiste c'est une manière d'exprimer sa douleur d'homme et de citoyen, un cri de sa conscience indignée et non pas une composition dictée par l'imagination. Il n'y a, ni dans le burin, ni dans les vers inscrits au-dessous, rien qui sente la raillerie, que Callot savait puisîsamment manier quand il le voulait, comme le prouvent ses caricatures si mordantes; il ne se laisse pas non plus emporter à la colère, si naturelle en présence de toutes ces horreurs; et, néanmoins, on y sent la haine et le mépris du mal qui, dans quelques âmes vigoureuses, se traduisent par la tristesse, source mille fois plus féconde, plus morale que l'ironie ou l'indignation! *

Nous avons jusqu'ici fait connaître le peintre et ses tableaux, examinons maintenant le modèle, c'est-à-dire la situation de la France à cette époque; chacun jugera le la fidélité de la peinture

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