DÉTRESSE DES ARMÉES
Cette lettre, datée de Turin le 29 mai 1649, est suivie, le 19 juin, d'un appel non moins pressant, et aussi inutile. Le maréchal Duplessis écrit lui-même, le 13 décembre, à Mazarin; la situation n'a pas changé* :
« Tous les capitaines ont vendu jusqu'à leurs habillements pour entretenir leurs soldats, et, de ma part, j'ai fait ce que j'ai pu ; muis comme e suis réduit à n'avoir pas de quoi entretenir ma famille, il est impossible que je nourrisse un régiment : le munitionnaire ne veut plus donner de pain. »
N'est-ce pas ici l'occasion de répéter ce que le marquis d'Argenson, dans ses Mémoires, appelle son triste refrain: « honte et misère au dehors, barbarie et misère au dedans. »
1. Bibl. imp., ms. ^; arch. imp., ms. KK, 1217 et 1218. — Voir aussi le tableau que fait de l'armée d'Italie le chevalier deSévigué àiwa retour de Casai. Ghéruel, Journal d'Ormesson, p. 598.