LA CHARITE
gieux, OU au moins l'assistance de deux cchevins et dî substitut du procureur à la reddition des comptes ; elh prouve que dans l'hôpital de Saint-Antoine de Viennois sous prétexte de n'entretenir que des malades du fet saint Antoine^ depuis quarante ans la maison n'en a poin un seul^ et emploie le bien de l'hôpital pour les intérêts de l'ordre. Les religieux de Saint-Denis et l'aumônerie de Sainte-Catherine, qui devaient dépenser um partie de leurs revenus à l'éducation de sept enfants orphelins, d'un maître et d'une servante pour les conduire, et le surplus à la nourriture et habitation des pauvres d( la ville, apportent même négligence dans raccomplissement de ces deux devoirs et confisquent au profit de l'ordre un revenu de 20,000 livres. Ceux de Saint-Rem j sont allés plus loin : depuis plus de trente ans, pour avoii prétexte de fermer leur porte aux pauvres, ils ont ôté les lits de l'aumônerie. Pendant ce temps, la ville succombe sous ses charges, et ne peut suffire aux dépenses de h maison de charité qu'elle avait élevée en 1633; dans un seul hôpital, qui pouvait contenir vingt malades au plus, depuis janvier 1652 jusqu'en juillet 16o3, pendant dix- huit mois, elle en eut jusqu'à cinquantetrois 1
Vincent, dès son premier essai à Châtillon, inlroduii l'élément laïque dans ses associations de charité : le procureur, d'après les statuts, sera indifféremment un ecclésiastique ou un bourgeois de la ville (et le choix tombJ sur un bourgeois, Jean Benier ou Beynier) ; les complcf sont rendus chaque année par la trésorerie à jour fixe (U lendemain de la Pentecôte), en présence du curé, di procureur, du châtelain, de l'un des syndics et du recteui de l'hôpital. Ces concessions aux justes exigences de l'é