‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 182 sur 503 · DES ENFANTS-TROUVES · texte numérisé non relu

DES ENFANTS-TROUVES

l'enfance assurée, Vincent songea à la vieillesse, et, avec ,' l'aide d'un donateur charitable, « connu de Dieu seul et jde M. Vincent, • qui versa entre ses mains 130,000 livres, fil fonda un asile pour les vieillards sous le nom d'hospice l du Nom deJésus^ près du Regard ou fontaine du faubourg \ Saint-Martin (1653), aujourd'hui l'hospice des Incurables. a A côté de ces grandes œuvres que Vincent put achever de son vivant, il faut encore mentionner les essais faits par lui en faveur des aliénés, et une sorte de maison moral t- de correction pour les enfants de famille débauchés el incorrigibles, telle à peu prés que celle de la Roquette et surtout celle de Mettray par M. Demetz. On ne les riiidait à leurs familles que lorsque leur conduite témoignait un grand changement d'habitudes et de principes. Beaucoup de ces œuvres n'appartiennent pas à l'étude que nous avons entreprise : mais, pour faire connaître l'universelle bonté et la grande intelligence dans le bien (le cet homme admirable, nous n'avons pu nous résoudre à les omettre; quant à ses missionnaires et aux Dames et Filles de Charité, nous les retrouverons à l'œuv!o au milieu de nos misères de la Fronde. La nouvelle [Hisition de Vincent de Paul, devenu un des membres du conseil de conscience ecclésiastique auprès de la régente Anne d'Autriche et de Mazarin, à l'élévation duquel il a puissamment contribué; ses relations directes ou indirectes avec tout l'épiscopat français, le mettront plus faciliuient en état de remplir cette tâche qui lui semble réservée, celle de Providence visible de tous les infortunés. Malgré l'établissement déjà solide des congrégations de la Mission et des Filles de Charité, c'est avec effroi qu'on S( demande ce que seraient devenues toutes ces populations, secourues par lui pendant l'horrible tourmente de

Page 1