‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 191 sur 503 · DE LEMAITRE ET DE GODEAU. 2S · texte numérisé non relu

DE LEMAITRE ET DE GODEAU. 2S

s| irait la misère produisit encore d'autres prodiges : elle ' ■ "iicilia un instant les disciples d'Ignace de Loyola et Saint-Cyran qui, laissant de côté leurs discussions •logiques, se tendirent une main fraternelle sur lo ICI rain de la charité. A la même époque à peu près, le jésuite Amable Bonnefons donnait son Chrétien charitable.

En face de la misère que nous connaissons, pendant que le catholicisme suscitait ces prodiges de charité, ([lie faisait le protestantisme? La question est importante il demande à être examinée avec la plus complète impulialité, c'est-à-dire avec un désir sincère de trouver. L'existence du protestantisme serait, à nos yeux, gravement compromise, si son esprit se trouvait opposé aux justes tendances de la société moderne, qui cherche à faire jouir de. la plus grande somme de bien possible, >iiii au physique, soit au moral, le plus grand nombre J individus. Une religion froide, sans entrailles, qui croilit avoir satisfait au plus doux et au plus énergique be- .•liu du cœur, celui d'aider ses semblables par une taxe j'Iiiiinistrative, pourrait convenir à des marchands exacts, iK'ihodiques, prévoyants comme nos voisins d'oulre-mer, nais périrait infailliblement chez un peuple tout d'élan lui a posé la fraternité comme une des grandes bases de ion édifice social.

De longues recherches ne nous ont donné que (rois ;iils : l'un se trouve dans une Remontrance faite au Boi mr l'archevêque de Sens (1656*); il peint la situation

1. Bibl. Maz. (17638.) —Nous avons encore trouvé d'autres déposi-

< de membres du clergé catholique en faveur de la charité proles-

e, mais elles se rapportent à des époques postérieures à la Fronde.

- « Les ministres hérétiques se contentent de 500 livres de pension et

lu 3 ou 400 en divers lieux de cette province, sans rien prendre pour les

unctions de leur ministère, mariages, baptêmes, enterretpent», et se

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