‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 192 sur 503 · ROLE CHARITABLE · texte numérisé non relu

ROLE CHARITABLE

des protestants, leur puissance, et parle, entre autres choses, de quêtes qu'ils font pour secourir leurs frères maliieureux, et qui s'élèvent à 500,000 livres.

Les Documents sur Lyon, par M. Péricaud aîné, contiennent une lettre du médecin, plus tard précepteur de Guillaume III, Samuel Chapuzeau, alors simple correcteur d'imprimerie à Lyon en 1651, où il prie Charles Spon de remercier en son nom MM. da Consistoire de l'Église réformée de Lyon qui, des deniers de cette assemblée, ont payé 36 livres pour conduire de Lyon à Paris le fils de Chapuzeau. Nous verrons enfin dans le chapitre suivant les ministres protestants du Midi s'offrir en même temps que les ordres religieux catholiques pour tirer au sort et aller s'enfermer dans les Arènes de Nîmes au milieu du foyer de la contagion. (Voir Appendice, p. .)

L'appel pressant et réitéré que M. Charles Read, le docte président de la Société d'histoire du protestantisme français, a bien voulu faire dans le Bulletin de cette Société, pour faciliter nos recherches, n'a rien produit. En

contentent de leur simple viatique, quand ils sont députés à leurs synodes et ailleurs... Le plus pauvre des curés réduit à la partie cong^rue a 300 à 400 livres comprenant son casuel, sans être chargé de famille. N'est-ce pas être plus riche que les ministres et pouvoir faire quelque aumône anssi bien qu'eux, du moins devoir y exciter fortement les fidèles comme ils font ceux de leur secte?» — Voir Lettre de cachet du roi avec la lettre pastorale de Ms'' l'évêque de Lascar, pour établir des hôpitaux généraux dans les villes de son diocèse. 1677. Bibl, imp,, Recueil Thoisy,

Z 2284 Hôpitaux. — —— . On lit aussi dans une exhortation faite à Paris par

Fléchier pour les pauvres du Poitou vers 1684 : « Les huguenots font des quêtes plus abondantes que les nôtres, pour arrêter dans leur parti, par des considérations d'intérêt, ceux que le désir de se sauver leur enlève... Faut-il que la charité des catholiques ne soit ni si libérale ni s empressée que celle des hérétiques? Quelle honte pour nous si nous ménageons nos aumônes pendant qu'ils répandent les leurs; si nous empbyons à la vanité des biens qu'ils ramassent pour les besoins de leur» frères!»

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