‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 200 sur 503 · EN FAVEUR DE VINCENT DE PAUL · texte numérisé non relu

EN FAVEUR DE VINCENT DE PAUL

pris et détroussé les ornements d'église et les provisions de vivres, d'habits et d'autres choses qui étaient destinés pour les pauvres , en sono que s'ils n'ont sûreté de la part de Sa Majesté, il leur serait impo-n'ole de continuer une œuvre si charitable et si importante à la gloire de Dieu et au soulagement des sujets de Sa Majesté. Désirant y contribuer de tout ce qui peut être en son pouvoir. Sa Majesté, de l'avis de la reine régente, défend très-expressément aux gouverneurs et ses lieutenants-généraux en ses provinces et armées, maréchaux et Slmaitres de camp , colonels, capitaines et autres chefs et officiers comiiiandant ses troupes, tant de cheval que de pied. Français et étrangers, de quelque nation qu'elles soient, de loger ni souffrir qu'il soit logé aucuns gens de guerre dans les villages desdites frontières de Picardie et de Champagne, pour lesquels lesdits prêtres de la Mission leur demanderont sauvegarde pour assister les pauvres et les malades, et y faire la distribution des provisions qu'ils y porteront,en sorte qu'ils Boicnt en pleine et entière liberté d'y exercer leur charité en la manière et à ceux que bon leur semblera. Défend en outre Sa Majesté à tous gens do guerre de prendre aucune chose aux prêtres de la Mission et aux personnes employées avec eux ou par eux, à peine de la vie, les prenant en sa protection et sauvegarde spéciale, en enjoignant trèsexpressément à tous les baillifs, sénéchaux, juges, prévôts des maréchaux et autres officiers qu'il appartiendra, de tenir la main à l'exécution et publication de la présente, et de poursuivre les contrevenants, en sorte que la punition en serve d'exemple. Veut Sa Majesté qu'aux copies de la présente duement coUationnées foi soit ajoutée comme îk l'original.

• Fait a PtrÎB, ce i4 février 1651 1. »

Comment une ordonnance aussi importante, dont les copies ont dû être multipliées, a-t-elle pu jusqu'ici échapper à l'attention de tous les biographes de saint Vincent et des historiens de la Fronde? nous ne chercherons pas à en rendre compte ; pour nous, nous la regardons comme un des actes les plus importants que nous ayons eu la bonne fortune de rencontrer dans nos longues recherches. Qu'on en pèse toutes les paroles : l'aveu du mal au début

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