‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 210 sur 503 · Archives- de Nevers, par Farmenlier, 184i · texte numérisé non relu

Archives- de Nevers, par Farmenlier, 184i

SOUFFRANCES DE L'ANJOU. t61

L'Anjou avait été vendu par le duc de Maillé-Brézé m prince de Condé qui, pour s'attacher un allié des Montl>;i/.un et des Guémenée, le duc de Rohan-Cliabot, le lui céda et, par une munificence royale , refusa d'en recevoir le ])vix. Ce Rohan-Chabot devait d'autant plus de reconnaissance à Condé que c'était par le crédit de ce puissant [1 ntccteur que le Parlement avait prononcé en sa faveur Jaiis le fameux procès contre Tancrède de Rohan, que la . vitiUe duchesse de Rohan présentait comme son fils, afin 11' punir sa fille Marguerite de son union avec ce bel jrti( ier de fortune. Chabot.

La famille de Condé croyait pouvoir compter sur lui ; mais la reconnaissance de l'ancien premier maréchal du lue d'Orléans avait diminué avec les dangers de sa posiiuii depuis la mort de son rival Tancrède, tué dans une ■m armouche de la première Fronde ; aussi, à la vue des uiccès de la cour en Normandie, en Bourgogne, ne répondit-il aux sollicitations pressantes de Lenet que par ies vœux, sans prendre le moindre engagement. Il est nui qu'il laissait La Rochefoucauld faire une tentative pour pénétrer en Anjou et surprendre Saumur. La province avait beaucoup souffert de ces conflits et, pour n'en nter qu'un exemple, les religieuses du couvent de la Fiiélité à Saumur avaient été forcées par la guerre et l'épuisement de leurs ressources à se retirer dans l'abbaye le Fontevrault, et, à leur retour, n'avaient trouvé qu'une rille en ruine, foudroyée par rartillerie de la citadelle «.

Le Poitou avait été également troublé par les diverses

1. Eugène Berger, la Fronde en Anjoit, dans la Revue de l'Anjou et du Maine-et-Loire ; Boà'in, Recherches historiffues sur Saumur ; Vie de ma' iame Gautron, prieure de la Fidélité, 1689; sur Tancrède de Rohan, roir un roman historique de ce nom par M. Henri Martin.

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