‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 231 sur 503 · SUPPLIQUE COLLECTIVE DE QUATRE GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

SUPPLIQUE COLLECTIVE DE QUATRE GÉNÉRAUX

lant la politique de l'intérêt bien entendu de l'état secours de son humanité, représentait que les places fr( tières succomberaient si la culture des pays ne les so tenait, les ordres de répression contre ces pillards, n'arrivaient pas de Paris, ou ne produisaient aucun rési tat. Bientôt le mal fut à tel point que les chefs des coi d'armée, dans le voisinage, craignant probablement po leur sécurité les résolutions désespérées des malheure habitants, s'adressèrent collectivement à Mazarin. Aque hauteur fallait-il donc que la marée de sang fût moni pour que quatre officiers supérieurs jetassent ce cri d larme f On le sait, si la pitié qu'inspirent les maux la guerre doit être cherchée quelque part, ce n'est pas cli un soldat: ses yeux, frappés souvent par des scènes désolation et de carnage, y sont en quelque sorte acco tumés; aussi lorsqu'on parcourt les mémoires des gran capitaines, comme ceux de Turenne par exemple, on i indigné malgré soi du sang-froid avec lequel ils raco tent les scènes les plus atroces. Pendant la Fronde, 1 chefs arrivent à en avoir à la fois peur et horreur.

« 3 janvier 1631, de Charleville.

« Le mal que fait M. Rozen est d'autant plus grand que le peuple porte pas seul cette incommodité ; mais le logrement que M. Rozen f prendre dans les châteaux et maisons des gentilshommes, et les outra; et mauvais traitements qu'ils reçoivent, altèrent infiniment les affectic d'un corps qui a toujours si dignement servi l'Etat. Si V. Em. n'a bonté d'y donner ordre, les châteaux les mieux fournis seront les crit nels de M. de Rozen; ces places, qui ont été six mois sans commej avec les autres du royaume, courent fortune de n'y plus en avoir tout; il n'y a pas un marchand qui ose hasarder d'y amener quoi que soit. Nous attendons, Monseigneur, de Votre Eminence, la fia de ts de persécutions, et quelque diligence que vous fassiez pour cela, ce sera jamais assez tôt pour empêcher l'extrémité où la chose est di^jà duite : car les paysans prennent déjà les armes pour sauver ce qui le

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