‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 230 sur 503 · ET DE LA CHAMPAGNE · texte numérisé non relu

ET DE LA CHAMPAGNE

paroisse de Saint- Jacques et dans la Couture qu'aux autres endroits, ette mortalité enleva dans Reims 2,000 personnes : le lO^ ou le 12* ur de la maladie était décisif; quelquefois la fièvre continuait jusqu'au ou 30*. Les personnes replètes et chargées d'embonpoint y succomient plutôt que les maigres ; les gens de la campagne , atténués de ngue main, ne résistaient pas longtemps; le nombre en fut réduit à la loitié. On ne parla que de morts et de mourants jusqu'au 21 février; 08 médecins étaient à bout, et ils ne pouvaient découvrir le vrai prinpe de cette malignité fatale. Frère Jean Roch , jésuite , qui se mêlait pharmacie et de remèdes, vint fort à propos dans cette extrémité, suivait une méthode toute différente de la leur et réussissait : la plu irt de ceux qu'il traitait échappaient; il jugea que la nature de ces vres était pourprée, et il employait l'émétique avec succès. » Mars. — a L'espérance que donnaient les grains était médiocre, la upart des terres étant demeurées incultes; l'orge, que l'on se prépalit à semer, faisait la plus grande ressource du public. La façon des gnes achevait de ruiner les bourgeois : on manquait d'hommes pour faire; la cherté du pain augmentait leurs journées d'un cinquième, après s'être épuisés pour y fournir, on n'osait s'assurer qu'on ne ;ombcrait point dans les calamités de l'année précédente... L'accablent et la pauvreté du peuple font que l'archevêque de Reims dispense carême, à l'exception des mercredis et vendredis... Les aumônes ,'on reçut de Paris sauvèrent la vie à plusieurs pauvres de la cam« gnc; les P. de la Mission firent des hôpitaux en divers lieux, comme loul, Sompy, etc. Ils y faisaient apporter les malades, qu'on y traitait c beaucoup de soin, et les encourageaient par leurs exhortations: retraites que la charité et le dévouement ouvrirent aux malades, garantirent un grand nombre de la mort... La propreté qu'entrèrent les magistrats municipaux de Reims contribua vers la fin de irs, avec le retour du printemps, à diminuer la mortalité : on eut I de tenir les rues fort nettes, et chaque jour on sonnait la cloche de lorte à une heure après-midi pour avertir qu'où balayât *. »

Si la peste diminuait un peu d'intensité, les traitements i.els des gens de guerre, ceux de Rosen surtout, conuaient en Picardie et en Champagne : une leltie de Fart à Mazarin rapporte que ce chef disait en plein souper e t les villages entre l'Aisne et la Meuse lui avaient abandonnés pour être pillés ; » en vain Fabert, appe-

. Ms. Bibl. imp., coll. Champagne, t. XXXIII.

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