‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 234 sur 503 · ET DE LA NORMANDIE · texte numérisé non relu

ET DE LA NORMANDIE

F.és. t-B nécessité avait retranché le luxe et la bonne chère; on ne vivait [ians les meilleures maisons que de pain de seigle ou d'orge et de Ifiande bouillie *.

; En Normandie, d'Harcourt, haï de la province, n'avait m se maintenir après le départ de Mazarin, et le duc de Liongueville était rentré dans son gouvernement; mais le Parlement lui avait fait comprendre qu'il n'était nulleaenl disposé à le suivre dans les hasards et les dangers l'une nouvelle guerre civile. Le langage ferme du prési- !ent Poërier d'Amfreville ne laissait aucun doute : « Moneigneur, lui avait-il dit, vous devez affermir la fortune ublique sous l'autorité du roi, qui est la source de la ôtre, et de laquelle on ne peut jamais se séparer sans erdre le respect et la vénération des peuples;... à lui ppartenait de guérir toutes les plaies de la province par î grand ouvrage de la paix, souverain bien des choses «maines. » Aussi fut-ce en vain que dans une entrevue Trie, Condé essaya d'entraîner son beau-frère ; madeloiselle de Longueville, sa fille, le maintint ferme dans parti de la cour. Bientôt même la brouille éclata entre s deux anciens compagnons de captivité à propos de K),000 écus prêtés autrefois à Condé et que lui redemanda Longueville. Malgré cette séparation, la Normane eut encore à souffrir au commencement de la guerre : îaufort étant venu faire des levées dans le Perche et ns le Maine, ses milices indisciplinées, sans solde et pain, vivant sur le pays, se répandirent aux environs, çonnant tout cruellement et commettant d'épouvaniles désordres. On commença par la vente du sel à vil ix à Laval, Mortagne, Beliesme, Argentan, Exmes et

11* Ms. Bibl. imp., coll. Champagne^ Reims, t. VU.

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