‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 235 sur 503 · ENQUÊTE DÉSASTREUSE · texte numérisé non relu

ENQUÊTE DÉSASTREUSE

jusqu'à Caen; on s'atlaqua ensuite aux recettes publiques Cependant la famine se faisait sentir dans la provincf déjà la noblesse remuait, mettant en avant les grands moi de service du roi et d'Union, lorsque le Parlement d Rouen, par ses édits, arrêta le mal et rompit avec le Pai lement de Paris, en enregistrant les déclarations royak contre les princes révoliés. Aussi peu à peu le calme r( vint dans la province, qui, pendant les années suivantes fut exempte de grandes souffrances par les gens d guerre, que nous rencontrerons dans les autres provinces il est vrai qu'en revanche elle dut fournir « plus d'u million de livres deniers extraordinaires dont Sa Majest se servit dans l'extrême nécessité de ses affaires '. »

La Bourgogne n'a pu se relever de ses ruines de l'inva sionde 1636; un procès-verbal de 1651 rappelle tout fait celui que M. Rossignol nous a fait déjà connaître. L situation ne s'est pas améliorée ; la Bourgogne est gi santé à terre comme autrefois dans les jetons municipaux

« Jacques Filzjean, seigneur de Sainte-Colombe, conseiller du roi maître en la chambre des comptes de Bourgogne et Bresse, député c la chambre des élus, faisons savoir que^ le 16 d'août 1651, étant a village de Cirey, bailliage de Dijon, sur la requête présentée à MM. 1< élus par les habitants du village, avons procédé à sa visite :

« Ayant ordonné à Garnier, laboureur, de nous présenter les de: ijiers rôles des tailles de la communauté, il nous a fait réponse n'c avoir aucun, attendu qu'il n'y a personne audit village qui sache lii et écrire; il nous a seulement représenté un bâton quarré de la loi gueur d'environ deux aunes et d'environ deux doigts de largeur et u d'épaisseur, dans lequel nous avons vu et reconnu divers crans (

1. Arch. imp. KK, 1070. Floquet, Hist. du Parlement de Normandù vers latins de Halley. Opuscula miscellanea, 1673, p. 124, et Mut normande, de David Ferrand, p. 46; Cant royal sur les mouvemen de la guerre de Paris; dans ce poëme, à propos d'un festin de noce des Parisiens venus à Rouen redisent les horreurs de Paris et s'énaei veillent de la paix et de la prospérité relative de la Normandie

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