‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 236 sur 503 · EN BOURGOGNE · texte numérisé non relu

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narqaes, que Garnier nous a dît avoir été faits avec un couteau pour servir de mémoire aux habitants des sommes auxquelles chacun d'eux a été imposé, et pareillement des soldes faites par chacun des habitants. Garnier nous a fait connaître, par lesdites marques, que depuis le mois de mai quatre des habitants dudit village se sont retirés de celui-ci à cause des tailles qu'ils disaient leur être absolument impossible de payer. Ayant ordonné à Garnier de nous faire voir toutes les maisons du village, ensemble tous les habitants du village, il nous a conduit premièrement en l'église, laquelle nous avons trouvée dans une totale désolation, la nef étant entièrement découverte et la voûte qui couvrait le chœur tombée depuis peu, en sorte que la sainte messe n'y peut être célébrée qu'à découvert. De laquelle église il nous a conduit eo une maison assise au haut du village , en laquelle étant entré , n'y avons trouvé aucun meuble et inhabitée; puis, dans une autre maison délabrée, couverte de loches à environ 500 pas, en laquelle Garnier fait sa résidence, qu'il ne peut réparer à cause de sa pauvreté et qu'il ?a être oWigé de remettre à la demoiselle Roger, qui la lui avait vendue. Puis nous a conduit le long de la rue, où nous avons remarqué diverses places vides où étaient autrefois autant de maisons qui ont été brûlées par l'irruption des ennemis de l'Etat en 1636. Puis vers le milieu du village, sommes entré en une maison proche de la fontaine publique, et aux environs nous avons vu quantité de meix vides où fêtaient assises des maisons maintenant brûlées et ruinées par les enniemis. Proche lesquels meix brûlés avons vu une maison nouvellement instruite habitée par Jean Lambert, laboureur, fermier du sieur Casrd. Puis dans une autre où réside Dimanche Rouhier; puis après Ides meix vides en la maison de Bernard Robelot; finalement en une itre encore inhabitée et abandonnée au créancier Roger, n'y ayant en ut le village autres bâtiments. Après laquelle visite, ont comparu devant nous Bernard Robelot, Jean Lambert, Dimanche Rouhier et Garnier, lesquels quatre nous ont dit être les seuls habitants de CJrey. Ils hous ont très-humbloment prié de considérer le pauvre état de leur lillage, de le faire entendre à MM. les élus, h ce que, par leur bonté et Justice ordinaire, il leur plaise ordonner qu'à l'avenir, du moins jusqu'à ce que le village soit rétabli et repeuplé, ils no soient comptés en toutes les répartitions qu'à la somme de 12 livres qu'est à raison d'un leul feu, suivant que MM. les précédents élus les avaient réduits sur procès-verbal de visite de M. Comeau (16/(4),et qu'ils demeurent à présent quittes des billets des tailles, garnisons et subsistances des roupes qu'on leur a envoyés. S'ils ne sont soulagés des dettes et des

1:ùlles, ils seront infailliblement contraints et nécessités d'abandonner e village, ainsi que d'autres ont fait, pour manifeste impuissance d'y otisfaire. Ils doivent plus de 200 livres d'arrérages d'un capital do

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