‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 254 sur 503 · LA COUR RAPPELLE MOLE · texte numérisé non relu

LA COUR RAPPELLE MOLE

achever le discrédit du Parlement, une coupable poli tique conseilla de rappeler auprès du roi, à Poitiers Mole comme garde des sceaux ; Mole, le seul homme qui dans ces circonstances difficiles, pût encore modérer le excès auxquels les divers partis étaient disposés à s'a bandonner. Le rappeler, c'était décapiter le Parlement e la ville de Paris, ouvrir la barrière à tous les désordre 4'une sédition irritée par le malheur. Par ce départ e celui des autres ministres, la ville cessait d'être le siégi du gouvernement, qui essaya de se constituer à Poitiers Cette conduite fournissait à Gondy une occasion favorabli pour ressaisir de nouveau son rôle de chef de parti mo déré, de tiers-parti, comme disait Fabert : il se rappro cherait de Condé pour demander avec luil'expulsion for melle de Mazarin, mais s'unirait à la cour pour s'opposeï à la guerre civile et à la faction de M. le prince. Ce tiers parti naturellement s'appuyait sur les cours souveraine; et prenait pour chef nominal le duc d'Orléans; mais ui prince aussi irrésolu et incapable que l'était l'oncle di roi pouvait-il déployer l'énergie, la souplesse qu'exigeai un pareil projet pour être mené à bien? La seule chanci était qu'à la faveur de ce revirement, le Parlement re prît la direction des affaires, et que, grâce à cette autO' rite, il amenât une ère de réformes et de garanties civiles Malheureusement, nous venons de le voir, il se laissai naïvement emporter à sa rancune contre Mazarin, et pour de petites satisfactions, négligeait les grands inté rôts publics qui étaient entre ses mains.

La réponse de la cour aux déclarations du Parlemen fut donc péremptoire; pour la rendre encore plus significative, on la fit transmettre aux députés de la compagnie par l'organe de son premier président, agissant ei

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