‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 256 sur 503 · V.ris, le Parlement de Rennes priait qu'on le refusât · texte numérisé non relu

V.ris, le Parlement de Rennes priait qu'on le refusât

UNiu'à ce qu'il eût donné satisfaction*. » Rapprochée

1 . Ms. Bibl. Maz. — Journal de Duhuisson-Âubenay, t. VI, p. 17. A la

ilu 2C, Dubuisson nous apprend que le duc d'Orléans fait venir à quatre régiments allemands, et raconte une petite scène qui peint nation : « Ce même jour, un secrétaire du duc d'Orléans vient ten- Mademoiselle, sa fille, pour voir si elle voudrait vendre ou engagef m bien pour assister Monsieur, son papa (sic)', elle répond que 81 il lui qui lui en parlât, elle sait le respect avec lequel elle lui réirait, mais qu'elle trouvait fort mauvais qu'un autre tâchât à la percr de s'ôter le bien qu'elle a, qui ne ferait point grand secours à on papa, et qui l'incommoderait très-fort, elle, dont M. son papa lirait un jour marri tout le premier. »

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de ces témoignages de considération, la leçon donnée au Parlement de Paris par son chef et son représentant naturel produisit dans la capitale un fâcheux effet : on ouvrit l'avis de s'unir avec le prince de Condé « pour chasser l'ennemi commun. » Mais la majorité s'arrêta devant 1-es graves conséquences d'un avis qui a ne tendait qu'à une guerre civile, » et déclara qu'il ne « fallait pas se lasser de faire des remontrances et d'exciter les autres Parlements à en user de la sorte; » et pour s'attacher le Parlement de Rennes, en même temps que pour décourager les ambitieux, on décida qu'il ne serait procédé à la réception d'aucun duc nouveau, pair ou maréchal, ni autre officier de la couronne, avant que Mazarin i sorti du royaume (25 janvier 1652).

C'était cependant une reculade dans le programme du tiers -parti : le duc d'Orléans, n'osant pas compter sur l'appui du Parlement, signait de son côté, et presque le même jour, une alliance secrète avec le prince de Condé* Gondy, plus fidèle à sa politique, refusait de se laisser entraîner et restait seul ; aussi fut-il bientôt recompensé par le chapeau rouge : Paul de Gondy était maintenant le cardinal de Retz.

Pendant que ses ennemis faisaient ainsi faute sur faute, Mazarin avançait sans obstacle ', semant sur sa route une sorte de manifeste adressé au roi et à la reine, où il

1 . Le ton des lettres inédites de Mazarin à l'abbé Fouquet nous semble ! assez curieux. De Gien, 18 janvier : « Les habitants m'ont parfaitement ! reçu... Je ne vois pas ce que pourront dire à présent ceux qui prônaient i tant que mon entrée dans le royaume causerait une révolte générale et j renverserait l'État... Les peuples ont fait des acclamations partout oè: j'ai passé, et ont témoigné une véritable joie de mon retour; il piralti par là la protection que Dieu prend de l'innocence, et que connaissant! la pureté de mon zèle et de mon intention, il veut confondre mes ea-| nemis et rendre inutiles tous leurs mauvais desseins^ etc. » }

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