‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 274 sur 503 · UO CORRESPONDANCE OFFICIELLE · texte numérisé non relu

UO CORRESPONDANCE OFFICIELLE

nant trop dans des généralités; celle du bailli nous: montre une organisation déjà sérieuse et puissante, éta-^ blie par Vincent dans ces provinces désolées pour arriver au meilleur emploi des charités de Paris :

« Je croîs que l'on vous aura fait voir le mémoire que f ai envoyé h Paris, de l'état auquel j'ai trouvé ici l'ouvrage de votre charité, et lei assistances corporeUes et spirituelles que vous procurez aux pauvres de la campagne... Deux de vos prôtres sont venus en cette ville, l'un ponr prendre l'argent de l'aumône, pour n'en pouvoir trouver dans les lieu de sa résidence qui sont dénués de tout, et l'autre pour enlever partie d'une quantité de grains qu'il a achetés ici, et les faire conduire à Saint-Souppletpourla nourriture de ses pauvres. Ainsi chacun travaille heureusement sous vos auspices au soulagement des misérables, tandis que vous vous employez de delà à enflammer ce feu divin qui produit cet or qu'on répand dans la Picardie et dans la Champagne. J'attends

ici M , à qui vous avez donné la direction générale d'une si grande

oeuvre », pour l'établissement de nos quartiers d'hiver, j'entends des hôpitaux et de la subsistance des pauvres curés. Notre magasin d'orge, qui provient de vos aumônes, s'emplit toujours pour faire quelque distribution pendant le mauvais temps. Continuez, monsieur, ces soins charitables qui conservent la vie mortelle à tant de pauvres gens et qui leur assurent le bonheur de l'éternelle par l'administration des sacrements, qui cesserait sans doute eu beaucoup de lieux sans votte secours. »

Faut-il encore à ces lettres en ajouter une de M. Simonnet, président et lieutenant général de Réthel où, après avoir loué la charifé du saint, qui lui rappelle le dévouement de la primitive Eglise, il ajoute : € Vous pourvoyez aux besoins des pauvres avec tant d'ordre et tant de zèle, par les prêtres de votre congrégation que

1. Probablement Aimeras, qui fut après Vincent le supérieur de la Mission; on rencontre à pluï^ieurs reprises, dans la correspondance du saint, aux archives de la Mission, son nom comme chef des secours de la Picardie et de la Champagne, on le voit sans cesse, aux dépens de sa santé, car plusieurs fois il faillit mourir de la peste, parcourir les pro- Tinces pour bien connaître par lui-môme la véritable situation.

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