A SAINT-MAUR. 2S
bliii (le Paris n'entrait qu'avec répugnance dans celte "Oie î malgré sa haine contre Mazarin, il trouvait que létait empiéter sur les droits de la royauté que d'exiger fe renvoi de trois ministres parce qu'ils déplaisaient à un jirince; aussi le premier président blâma-t-il Condé en ■ it que t ces retraites des princes étaient souvent le „...'iiencement des guerres civiles. » Cependant l'indê- (îsion ordinaire du duc d'Orléans, malgré les sollicitaions de Gondy, força la reine à céder encore : ses ministres tirent renvoyés, mais elle éloigna en môme temps Cha- 'igny, l'ami de Condé; le prince rentra à Paris, et ne fit le visite au Palais-Royal que sur un arrêt formel du Parlement.
Anne d'Autriche, exaspérée de cette insolence, et solliîiiée à une rupture par Mazarin, résolut d'accabler ]ondé : Châteauneuf et le président de Bellièvre rédigèrent un mémoire acerbe que la reine envoya au Parement. Pour atteindre plus sûrement l'ennemi, elle sacriiait en apparence l'ami : la déclaration « protestait de la ♦êsolulion que le roi et la reine ont prise d'éloigner pour oujours le cardinal Mazarin du royaume, » mais en nêmé temps examinait sévèrement la conduite de Condé ; )n l'accusait de négociations avec l'archiduc Léopold et e comte Fuensaldagne, commandant de l'armée espagnole lans les Pays-Bas, et d'avoir, pour faire échouer la campagne de Picardie, refusé de réunir à l'armée royale les •égiments qui dépendaient de lui ou de Conti. Au Parlenent, Condé cria à la calomnie et accusa Gondy d'être •'auteur du factum; des collisions sanglantes furent sur te point de s'engager dans le sanctuaire de la justice. La Rochefoucauld saisit traîtreusement Gondy entre deux i3ortes et allait l'étouffer, si M. de Champlâtreux, fils du