‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 299 sur 503 · DES DEUX FRONDES. Ï · texte numérisé non relu

DES DEUX FRONDES. Ï

aire renouveler une nouvelle déclaration contre le car linal Mazarin (5 septembre).

Deux jours après, le roi avait treize ans et un jour, et, )ar l'ordonnance de Charles V, devenait majeur et capable le gouverner; le Parlement, t garni de pairs, » était au rrand complet, sauf le prince de Condé qui, dans une ettre, motivait son absence sur les calomnies de ses enlemis. L'enregistrement de sa justification, dans cette éance, ôtait tout prétexte à cet acte d'insubordination, [ais le moindre mécontentement, un changement dans le linistère suffisait à Condé. La reine, en effet, avait rapelé à la tête du conseil Châteauneuf, rendu la surintenance à La Neuville qui, en échange, avait envoyé à azarin dans la détresse, une grosse somme d'argent; afin Mole, qui conservait en môme temps la présidence a Parlement, avait repris les sceaux. Ce changement de ministère ôtait à Condé toute espémce d'imposer les conditions d'une réconciliation; aussi, ans un conseil tenu à Chantilly avec ses principaux aies, Conti et les ducs de Nemours et de La Rochefoululd, il consentit à partir pour le Berri. L'historien apartial qui examine la conduite du prince de Condé resse forcément contre lui un acte d'accusation : sous jine de mentir à sa conscience et à la vérité, il doit déarer que Condé s'engageait dans la guerre civile, faisait us ses efforts pour y entraîner la France, seulement irce qu'il ne pouvait supporter une autorité au-dessus i la sienne; il voulait être le premier du royaume, disser à son gré pour ses amis et ses créatures des honiurs, des dignités, des places fortes, des gouvernements, ces conditions, il eût consenti à laisser Mazarin, Orléans, I Retz ou tout autre, gouverner ce pays, pour l'admi-

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nistration duquel il ne se sentait ni la moindre inclin; lion ni la moindre capacité. (Octobre 1651.)

Avant de nous engager dans celte nouvelle guerre ci vile, sondons encore une fois l'abîme de misères où cha que pas nous fait descendre plus profondément. Si o s'en souvient, l'enquête de I60O était terrible : partout 1 dénùment le plus complet, la maladie, la faim, lamisèn en un mot, sous ses plus hideux aspects; le seul secoui est celui qu'apportent, dans ces lieux désolés, les soifl» les aumônes des Pères delà Mission. L'ordonnance royal que nous avons citée plus haut en reconnaissant Vincer de Paul pour le chef de celte assistance publique, esl nous l'avons remarqué, plutôt un aveu de la faiblesse ( de l'impuissance royale qu'une organisation régulière pas plus après qu'avant l'ordonnance, les pauvres mis sionnaires n'eurent pouvoir de secourir Iranquillemerj ces provinces. Aussi tous leurs efforts ne purent aboutij qu'à adoucir les souffrances, à préserver de la mort ai petit nombre de ces malheureux; l'activité charitable qt se fait remarquer dans la correspondance du fondateu de la mission, les récils déchirants des Relations, tout e; prouvant le zèle, montrent en même temps combien ce admirable dévouement produisait peu, en présence d'à mal qu'il n'était donné à aucune force humaine de pou voir arrêter; leur mérite, c'est d'avoir espéré contre fout espérance.

Le 8 mars, Vincent écrivait à M. Coglée, un de se prêtres alors à Sedan : t Je ne croyais pas tarder si long temps à vous envoyer le prêtre dont vous avez besoin ; I cause de ce retardement est la désolation de ces frontière de Picardie et de Champagne où nous avons seize ou dix huit personnes qui travaillent au soulagement des pei

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