‹ La misère au temps de la Fronde et Saint Vincent de PaulChapitre 305 sur 503 · ET DE LA NORMANDIE. Î · texte numérisé non relu

ET DE LA NORMANDIE. Î

lés. t.a nécessité avait retranché le luxe et la bonne chère; on ne vivait 1 dans les meilleures maisons que de pain de seigle ou d'orge et de i viande bouillie *.

En Normandie, d'Harcourt, haï de la province, n'avait [pu se maintenir après le départ de Mazarin, et le duc de kLongueville était rentré dans son gouvernement; mais le i Parlement lui avait fait comprendre qu'il n'était nullement disposé à le suivre dans les hasards et les dangers d'une nouvelle guerre civile. Le langage ferme du président Poërier d'Amfreville ne laissait aucun doute : a Monseigneur, lui avait-il dit, vous devez affermir la fortune )ublique sous l'autorité du roi, qui est la source de la vôtre, et de laquelle on ne peut jamais se séparer sans perdre le respect et la vénération des peuples;... à lui appartenait de guérir toutes les plaies de la province par 6 grand ouvrage de la paix, souverain bien des choses humaines. ■» Aussi fut-ce en vain que dans une entrevue ï Trie, Condé essaya d'entraîner son beau-frére ; mademoiselle de Longueville, sa fille, le maintint ferme dans te parti de la cour. Bientôt même la brouille éclata entre es deux anciens compagnons de captivité à propos de 100,000 écus prêtés autrefois à Condé et que lui redemanda Longueville. Malgré cette séparation, la Normanlie eut encore à souffrir au commencement de la guerre : Seaufort étant venu faire des levées dans le Perche et lans le Maine, ses milices indisciplinées, sans solde et ans pain, vivant sur le pays, se répandirent aux environs, ançonnant tout cruellement et commettant d'épouvanables désordres. On commença par la vente du sel à vil trix à Laval, Mortagne, Bellesme, Argentan, Exmes et

' I. Ms. Bibl. imp., coll. Champagne^ Reims, t. VH.

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