DU BAILLIAGE DE DIJON. E
<8o3. PROCÈS- VERBAL DE 1646
Nom Fopul. Cot«8 foDC.
de la ville.
PoiNsoNs restait; l'évoque de Langres les en a fait
p*^^ ^*'* sortir, quelques-uns y sont cependant
encore restés, les autres se sont bâti de petites huttes couvertes de paille, ou se Bout retirés dans les vieilles caves; la commune doit plus de 8,000 livres, et pour en payer une partie elle a vendu une de ses cloches; ils sont tous les mois obligés de payer 3 livres 15 sou» depuis 1636 à la garnison de Saint-Seine-sur- Vingeanne; ils n'ont plus de communaux; le moulin et le four banal étant brûlés, ils sont obligés d'aller B\'ec beaucoup d'incommodité à. trois ou quatre lieues; ils n'ont que quelques vaches et des chèvres.
Sur les deux cent douze villes ou villages que passe en revue M. Rossignol, une vingtaine environ sont déclarés par les élus enlièrement ruinés et sans un seul habitant. M. Rossignol ne s'est occupé que du bailliage de Dijon; ceux qui voudraient se convaincre qu'il en était à peu prés de même de toute la Bourgogne pourront lire un petit opuscule intitulé : Désastres causés par l'armée de Gallas dans la duché de Bourgogne en 1636, par M. Girault *. Par lassitude de toutes ces horreurs, nous renonçons à en rien extraire. Ce sont toujours les mêmes ledites de cruautés; l'auteur finit en disant : « Le souvenir de ces brigandages est encore resté vivant dans le pays; un rassemblement de bandits est qualifié par le peuple de « armée de Gallas, » un mauvais sujet turbulent est