TRAITE AVEC LA COUR
CliAleatincuf pour le roi et le duc de Lorraine : d'apr(^s les conditions, l'armée royale devant Étampes devait, si la ville n'était prise, se retirer, le 10 juin, à quatre lieu(a de la ville , et Charles devait sortir du royaume dans les quinze jours. Le tout se passa comme on en était convenu. Aussi l'élonnement fut-il grand dans Paris lorsque, quatorze jours après l'entrée de Charles, on apprit qu'il avait abandonné la France, et qu'il s'en allait tranquillement, payé à la fois, comme à son arrivée, par l'Espagne et la France, et pillant encore plus qu'à son premier passage. Le jour même du départ du duc Charles, la cour prit un grand parti, qui devait aboutir à la paix, ou au moins rejeter sur ses ennemis la responsabilité de la guerre: elle répondit aux députés du Parlement que si les princes voulaient donner des garanties sérieuses de leur désarmement, de la soumission de leurs adhérents et de la rupture de leurs traités avec l'étranger, on t permettrait au cardinal de se retirer, en lui donnant un emploi éloigné, après avoir rendu justice pour la réparation de son honneur. > Ce n'était pas le compte des princes : en rendant suspectes les conditions, les exigences préalables de la cour, ils traînèrent les délibérations du Parlement; mais un retard n'était pas suffisant pour eux. Condé organise alors une Fronde enragée, singulier mélange de canaille et de gentilshommes, de vieux soldats qu'il habille en ouvriers, maçons, savetiers, tous gens de corde, habitués au sang et prêts aux plus mauvais coups. < C'est dans la même intention, dit Fleureau dans son Histoire d'Étampes, de maintenir Paris attaché à son parti et d'en éloigner le roi, que Condé avait fait venir, les 22 et 23 juin, son armée d'Élampes, où elle avait séjourné deux mois. Pour mettre l'affaire